Daloa, 26 sept 2026 (AIP) – Des producteurs et responsables de sociétés coopératives du Haut-Sassandra se sont désolidarisés, vendredi 25 septembre 2026, de l’appel à la grève générale et illimitée lancé dans la filière café-cacao par le Syndicat national agricole pour le progrès en Côte d’Ivoire (SYNAP-CI), appelant plutôt au dialogue et au respect des « mécanismes institutionnels » de la filière.
« Nous nous désolidarisons clairement de tout mot d’ordre de grève lancé au nom des producteurs sans mandat de ceux-ci », ont déclaré les participants lors d’un point de presse organisé au siège de l’Entreprise coopérative des agriculteurs modernes (ECAM), à Daloa.
Ces producteurs et responsables de sociétés coopératives ont également rejeté toute initiative visant, selon eux, à bloquer la commercialisation du café et du cacao, estimant qu’une telle situation pourrait affecter les revenus des producteurs, notamment en cette période de rentrée scolaire.
Ils ont demandé au SYNAP-CI, dirigé par Koné Moussa, de « cesser toute démarche susceptible de perturber la campagne » et appelé à privilégier la concertation et le dialogue entre les différentes composantes de la filière.
Les intervenants ont réaffirmé leur attachement à l’Organisation interprofessionnelle agricole (OIA) Café-Cacao qui reste, selon eux, le cadre de représentation et de concertation, et invité les producteurs à y faire remonter leurs préoccupations et propositions.
Ils ont, par ailleurs, salué les efforts engagés pour la mise en œuvre du système national de traçabilité destiné à renforcer la traçabilité et la sécurisation de la commercialisation du café et du cacao ivoiriens.
Une délégation de l’OIA Café-Cacao, conduite par son vice-président, Obed Blondé, a assisté à la rencontre.
Cette prise de position intervient alors que le SYNAP-CI, qui a lancé son mot d’ordre de grève le 16 septembre, est en tournée de mobilisation dans les régions productrices de café et de cacao pour susciter l’adhésion des producteurs.
Le syndicat revendique notamment un meilleur prix d’achat des fèves bord-champ, l’enlèvement de stocks résiduels de cacao et le départ du directeur général du Conseil du Café-Cacao.
(AIP)
kaem/haa

