Abidjan, 21 oct 2026 (AIP)- Le président du conseil d’administration (PCA) de la SCOOPASAB et trésorier général de la Fédération des organisations de producteurs de café-cacao (FOPCC), Idriss Coulibaly, plaide pour la stabilité du prix au producteur et un accompagnement juridique des planteurs victimes d’impayés, dans un contexte marqué par les enjeux de commercialisation de la campagne 2026-2027.
Dans une note transmise à l’AIP, M. Coulibaly estime que la comparaison entre le prix du cacao en Côte d’Ivoire, fixé à 1 200 FCFA le kilogramme pour cette campagne, et celui du Ghana, qu’il situe autour de 2 100 FCFA/kg, doit prendre en compte les différences de volumes commercialisés et les contraintes économiques propres à chaque pays.
Selon lui, la Côte d’Ivoire, qui commercialise des volumes de cacao nettement supérieurs à ceux du Ghana, doit concilier la rémunération des producteurs avec les risques liés aux fluctuations des cours mondiaux. Il souligne qu’un prix élevé appliqué à une partie de la production ne garantit pas nécessairement son maintien sur l’ensemble des volumes commercialisés.
Abordant les impayés de la campagne 2025-2026, le responsable de la filière attire l’attention sur la situation des producteurs qui, malgré la détention de reçus d’achat attestant leurs livraisons, n’ont toujours pas perçu les sommes qui leur sont dues par certaines coopératives et certains acheteurs.
Imputant ces défaillances aux opérateurs concernés, il appelle le Conseil du café-cacao à renforcer son action de régulation et de protection des intérêts des producteurs, estimés à environ un million en Côte d’Ivoire.
Il préconise notamment que l’État examine les possibilités d’un accompagnement juridique des producteurs lésés, afin de leur permettre de faire valoir leurs droits devant les juridictions compétentes, particulièrement lorsqu’ils ne disposent pas de moyens financiers suffisants pour engager des procédures judiciaires.
M. Coulibaly demande également que les opérateurs défaillants soient sanctionnés conformément aux attributions du régulateur et que les voies légales de recouvrement des sommes dues soient explorées.
Il invite, par ailleurs, les producteurs et les coopératives qui s’estiment lésés à saisir les juridictions compétentes, en présentant les preuves de leurs transactions, afin que les responsabilités soient établies.
Le responsable de la FOPCC exhorte enfin les producteurs, les coopératives et les autres acteurs de la filière à s’impliquer pleinement dans la mise en œuvre du Système national de traçabilité. Il présente ce dispositif comme un levier de transparence des transactions, de crédibilité du café et du cacao ivoiriens et de préservation de leur accès aux marchés internationaux, notamment européen.
(AIP)
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