Abidjan, 06 nov 2026 (AIP)- La fiction « Echos », réalisée par Coulibaly Jean Marc et Vanessa Patinvoh, a remporté le Grand Prix Kodjo Ebouclé de la 26e édition de Clap Ivoire, le festival-concours de courts métrages des huit pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).
La cérémonie de proclamation du palmarès s’est déroulée vendredi 6 novembre 2026 au cinéma Majestic du Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire sis à Cocody.
Le prix de la meilleure interprétation masculine a été attribué à Alassane Sy et celui de la meilleure interprétation féminine à Amandine. Le prix du meilleur scénario est revenu à la fiction « Lees Waxul » de Yoro M’Baye, tandis que celui du meilleur son a été décerné au documentaire « Filets sans poissons » de Oumarou Amadou.
Le prix du meilleur documentaire a été remporté par « Atémit Sembé » d’Abdoul Aziz Basse et celui du meilleur film de fiction intitulé « Déconnecté » est revenu à Biaou-Banna Ibrahima. Le prix du meilleur film UEMOA d’intégration est revenu à Yelebo Amanou pour son documentaire « Murmures d’une mémoire ».
Les lauréats ont reçu chacun un trophée, un chèque et un diplôme d’honneur.
Présidant cette cérémonie, la ministre de la Culture et de la Francophonie, Françoise Remarck, a réaffirmé les ambitions du gouvernement ivoirien de faire du cinéma un secteur créateur de richesses et d’emplois. Elle a rappelé que la vision du président de la République, Alassane Ouattara, vise à promouvoir la culture et les industries créatives, appelées à contribuer davantage à la diversification de l’économie et au rayonnement international de la Côte d’Ivoire.
La ministre a également souligné les réformes engagées pour moderniser et professionnaliser le secteur cinématographique, notamment à travers le renforcement de Côte d’Ivoire Cinéma, présenté comme un instrument de mise en œuvre de la politique cinématographique nationale.
« Notre objectif est de faire de la Côte d’Ivoire une véritable terre de tournage, de production, de création cinématographique, attractive pour les productions nationales, internationales comme pour les coproductions », a-t-elle dit.
Elle a exhorté les jeunes cinéastes de Côte d’Ivoire et de l’UEMOA à transformer leur passion en une véritable industrie. « À vous d’en faire une industrie créatrice de richesse et d’emploi », a-t-elle insisté.
Françoise Remarck a par ailleurs, encouragé les jeunes réalisateurs à poursuivre leur formation et à s’approprier les possibilités offertes par les nouvelles technologies. « Je voudrais donc vous exhorter à continuer de vous former, à explorer les possibilités qu’offrent les nouvelles technologies du numérique, l’intelligence artificielle, de nouveaux formats, de nouvelles techniques s’offrent à vous », a-t-elle conseillé.
La ministre a également rassuré les candidats non primés, soulignant que l’absence de distinction ne remet pas en cause leurs capacités. « Le cinéma est une école de patience et de rigueur. Sachez que le palmarès d’aujourd’hui ne détermine pas les réussites de demain », a-t-elle fait savoir.
Mme Remarck a salué ’implication des partenaires, des membres du jury et du comité d’organisation, tout en réaffirmant la volonté de bâtir, avec le soutien des autorités et la mobilisation des professionnels, une industrie cinématographique ivoirienne « structurée, attractive et compétitive » au service du rayonnement du cinéma ouest-africain.
La directrice générale de Côte d’Ivoire Cinéma, Diomandé Lison Johnson Fall, a souligné la portée de cette activité dans la promotion des jeunes talents et la transmission du patrimoine culturel africain. « Ce rendez-vous majeur de la valorisation des talents des jeunes réalisateurs a été placé sur le thème cinéma en héritage, l’appropriation des récits africains par les jeunes », a-t-elle déclaré.
Elle a relevé que les films présentés ont permis de découvrir des histoires, des sensibilités et des regards qui montre la vitalité de notre jeunesse créative, ajoutant que Clap Ivoire constitue un espace de visibilité, un espace de confrontation et surtout de partage des expériences professionnelles.
Clap Ivoire s’inscrit dans la dynamique de promotion de la coopération entre les cinématographies africaines et de valorisation des jeunes talents de l’espace ouest-africain. La compétition a enregistré la participation de 12 films.
(AIP)
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