Abidjan, 06 nov 2026 (AIP) – Le ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique, N’Guessan Koffi, a appelé, vendredi 6 novembre 2026 à Abidjan, à élargir les interventions du projet Child Learning and Education Facility (CLEF) à l’ensemble des facteurs qui conditionnent la qualité de l’environnement scolaire, afin de garantir aux élèves des conditions d’apprentissage inclusives et durables.
S’exprimant à l’ouverture d’un Learning Event consacré au bilan et aux perspectives de ce partenariat public-privé, le ministre a estimé que le projet devrait dépasser la seule construction de salles de classe pour intégrer notamment l’aménagement des voies d’accès aux établissements, la disponibilité de logements pour les enseignants, la construction de cantines scolaires et de centres médico-scolaires, ainsi que l’électrification, l’accès à l’eau potable et la réalisation de latrines modernes.
Il a également insisté sur la nécessité de prévoir des aires de jeux et des espaces récréatifs, soulignant que ces huit dimensions contribuent à la création d’un environnement scolaire propice à la réussite des apprenants.
« L’ambition du Gouvernement est de passer d’une simple logique de construction de bâtiments à une politique globale de développement d’établissements scolaires intégrés, accessibles, fonctionnels, inclusifs et durables », a-t-il indiqué, précisant que cette orientation s’inscrit dans le processus de restructuration du projet conduit par ses instances de gouvernance.
Pour N’Guessan Koffi, cette réorientation nécessite une coordination entre les ministères concernés, les collectivités territoriales et les communautés, ainsi qu’une programmation réaliste des investissements.
Doté d’un fonds commun de 48,99 milliards FCFA, le projet CLEF est un partenariat public-privé qui réunit le Gouvernement ivoirien, représenté par le ministère de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation et celui de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, 16 entreprises de l’industrie du cacao et du chocolat, ainsi que deux fondations philanthropiques internationales, notamment les fondations Jacobs et UBS Optimus.
Mis en œuvre dans six régions cacaoyères, il vise à améliorer l’accès et la qualité de l’éducation, à promouvoir le développement de la petite enfance et à réduire les risques liés au travail des enfants.
Après plus de deux années de mise en œuvre, couvrant la période 2023-2025, le projet fait l’objet de deux évaluations complémentaires. La première porte sur sa performance globale, son exécution physique et financière à travers ses sept composantes et l’atteinte des indicateurs fixés. La seconde, conduite par le cabinet Quadrant Conseil, examine notamment la gouvernance, le fonctionnement du partenariat public-privé, la communication et l’influence du projet sur le système éducatif national.

Les travaux de ce Learning Event, qui réunissent 50 participants issus des trois groupes d’acteurs du partenariat, à savoir l’État, l’industrie et les fondations, visent à examiner collectivement les résultats de ces évaluations, à identifier les améliorations nécessaires et à définir les orientations stratégiques et opérationnelles pour la suite du projet.
Durant ces deux journées, les participants devront notamment clarifier les engagements des partenaires, hiérarchiser les priorités d’intervention, déterminer les responsabilités de chaque partie prenante et convenir d’un calendrier de suivi et des prochaines échéances décisionnelles.
(AIP)
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