Bouaké, 13 fév 2026 (AIP) – La salle de réunion de la préfecture de région de Bouaké a abrité, vendredi 13 février 2026, une rencontre de concertation entre les acteurs du système éducatif et la Police nationale, à l’initiative du préfet de police de Bouaké, le commissaire divisionnaire Mobio Maxime.
Selon le préfet de police, cette rencontre visait à réunir les responsables d’établissements, les parents d’élèves, les Comités de gestion des établissements scolaires (COGES) et les directions régionales de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation (DRENA) afin d’engager une réflexion sur les violences enregistrées dans les établissements scolaires de la région de Gbêkê.
« Il était question d’appeler tous les acteurs du système éducatif afin qu’ensemble nous portions une réflexion sur les violences en milieu scolaire. Nous avons enregistré plusieurs cas de violences que nous avons traités. Il est important pour nous de réunir les responsables d’établissements, les parents d’élèves, les COGES et tous les autres acteurs afin de dégager une feuille de route sur la conduite à tenir par chaque acteur pour endiguer ces violences », a déclaré le commissaire divisionnaire Mobio Maxime.
Il a indiqué que les participants ont procédé à la présentation et à l’analyse des cas de violences recensés dans les établissements scolaires, avant de définir les tâches assignées à chaque acteur et de formuler des recommandations.
Le préfet de police a annoncé la poursuite de cette collaboration entre la police et les acteurs du système éducatif, avec des séances d’évaluation et d’ajustement des actions entreprises pour résoudre les problèmes de violence en milieu scolaire.
« L’objectif est de faire en sorte que l’élève, lorsqu’il quitte la maison, ne vienne pas à l’école avec des objets dangereux, pour lui-même ou pour les autres, et qu’il ne vienne pas avec l’idée d’agresser. Il doit venir à l’école pour recevoir un enseignement et se former pour son avenir et celui du pays », a-t-il ajouté.
Le commissaire divisionnaire Mobio Maxime s’est dit satisfait de la mobilisation des acteurs, notamment, les deux directions régionales de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation de Bouaké 1 et de Bouaké 2, les responsables d’établissements, les COGES et les parents d’élèves.
Il a précisé que la police a mené plusieurs interventions dans des établissements scolaires de la région pour prévenir ou contenir des situations de violence, sans avancer de chiffres.
« La police est intervenue pour anticiper des violences dans plusieurs établissements scolaires de la région de Gbêkê. Nos interventions ont permis d’éviter des affrontements et de préserver la sécurité dans les établissements concernés », a-t-il indiqué.
Le préfet de police a, par ailleurs, appelé les populations et les acteurs du système éducatif à une collaboration avec la Police nationale.
« Retenez, chers acteurs du système éducatif, que la Police nationale, à travers son directeur général, l’administrateur général Kouyaté Youssouf, fait aujourd’hui du citoyen son référent. Il s’agira pour vous de mettre à notre disposition, à toute heure du jour et de la nuit, toutes les informations relatives aux infractions. Nous sommes à votre écoute 24 heures sur 24 et sept jours sur sept », a-t-il lancé.
Le secrétaire général de la préfecture de Bouaké, Yapo Adépeau Jocelyn, et la directrice régionale de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique (DRENAET) de Bouaké 2, Touré Sanogo Mariam, ont salué cette initiative qui vise à formaliser un cadre de collaboration entre les acteurs de l’éducation et la police pour lutter contre la violence en milieu scolaire.
Mme Touré, s’exprimant au nom des acteurs du système éducatif, a remercié le préfet de police et ses collaborateurs pour les actions menées en vue de prévenir la violence dans les établissements scolaires de la région de Gbêkê, avant de prendre l’engagement de contribuer à la préservation de la sécurité dans les écoles.
(AIP)
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