Jacqueville, 30 juil 2026 (AIP) – La Côte d’Ivoire entend renforcer sa production animale et halieutique pour réduire sa dépendance aux importations, alors que le coût des achats extérieurs de viandes et abats a atteint 782 milliards de francs CFA en 2024, a indiqué le directeur des affaires financières du ministère des Ressources animales et halieutiques (MIRAH), Bouadi Beda Paul.
S’exprimant mercredi 29 juillet 2026 à Jacqueville lors d’un atelier consacré à la révision du Document de programmation pluriannuelle des dépenses et des projets annuels de performance (DPPD-PAP) 2027-2029, il a souligné la nécessité d’une planification budgétaire orientée vers les résultats afin de répondre aux défis du secteur.
Selon lui, la politique nationale de développement de l’élevage, de la pêche et de l’aquaculture (PONADEPA) 2026-2030 vise notamment à renforcer la souveraineté alimentaire et à encourager les investissements privés.
« Dans une gestion axée sur les résultats, l’élaboration du DPPD-PAP n’est plus une option mais un impératif », a déclaré Bouadi Beda Paul.
L’atelier, organisé par la direction des affaires financières du MIRAH du 29 au 31 juillet, réunit les responsables des différents services du ministère afin d’identifier les besoins prioritaires pour les trois prochaines années.
Le document issu de ces travaux devra définir les objectifs du ministère, les actions à mener et les indicateurs de suivi permettant d’évaluer l’utilisation des ressources publiques.
Le directeur des affaires financières a par ailleurs encouragé les jeunes à s’orienter vers les métiers de l’élevage, de la pisciculture et de l’aquaculture, des secteurs présentant, selon lui, des opportunités d’emploi.
(AIP)
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