Tabou, 02 août 2026 (AIP) – B.P.H. et V.T.O. ont été condamnés, respectivement, à sept ans d’emprisonnement pour tentative de viol sur une mineure et à cinq ans de prison ferme pour attentat à la pudeur sur une autre mineure, mardi 28 juillet 2026, à l’ouverture de la première session criminelle du tribunal de première instance de Tabou.
Après la lecture des faits qui leur étaient reprochés par le procureur de la République près le tribunal de première instance de Tabou, Lorougnon Jean-Claude, les deux accusés ont plaidé coupables et sollicité, chacun à son tour, la clémence du tribunal.
À l’issue des réquisitions du ministère public, des plaidoiries de l’avocat de la défense, Me Kouyaté Lamine, et des délibérations, le président du tribunal, Nando N’Gotta Eric, a condamné B.P.H. à sept ans d’emprisonnement, une peine correspondant à la durée de sa détention provisoire à la prison de Tabou.
Quant à V.T.O., saigneur d’hévéa à Kako 3, une division de la Société de caoutchouc de Grand-Béréby (SOGB), il était initialement poursuivi pour tentative de viol avec violence sur une mineure de 15 ans et placé en détention depuis mai 2020. Les faits ont été requalifiés en attentat à la pudeur. Il a été condamné à cinq ans d’emprisonnement ferme et à une amende de 100 000 FCFA.
À la barre, B.P.H. a reconnu s’être introduit de nuit au domicile de la victime, qu’il convoitait depuis quelque temps. Profitant de son sommeil, il a tenté de l’agresser sexuellement, mais la jeune fille s’est réveillée et a alerté ses sœurs avant que l’acte ne soit consommé. Arrêté le jour même, il a été remis à la justice et a comparu à l’audience avec un handicap affectant sa motricité.
Pour sa part, V.T.O. a expliqué qu’après plusieurs avances rejetées par la victime, malgré une somme d’argent qu’il lui avait remise, il l’avait surprise alors qu’elle revenait seule d’un village voisin. Il l’a entraînée de force dans une plantation d’hévéas et a tenté de la violer. Profitant de son départ pour chercher un prétendu remède contre une grossesse, la victime a réussi à prendre la fuite avant de dénoncer les faits à sa famille, ce qui a conduit à l’ouverture d’une procédure judiciaire.
Le tribunal de première instance de Tabou a été créé par décret du 30 juillet 2025 portant changement de statut de la section du tribunal.
Cette première session criminelle du tribunal de première instance de Tabou s’est ouverte avec 23 dossiers. Elle se refermera le 20 août.
(AIP)
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