Grand-Bassam, 28 août 2026 (AIP) – Une séance de travail consacrée à la réflexion sur les mécanismes de lutte contre l’orpaillage illégal s’est tenue, vendredi 28 août 2026 à Grand-Bassam, à l’initiative du préfet du département, en prélude à l’atelier national de lutte contre l’orpaillage illégal initié par le Conseil national de sécurité (CNS).
La rencontre a réuni les autorités administratives, les élus, les représentants des responsables politiques, religieux et coutumiers, ainsi que différentes composantes de la société du département, afin de dresser un état des lieux du phénomène et de recueillir des propositions susceptibles d’alimenter les réflexions au niveau national.
Représentant le maire de Grand-Bassam, le conseiller municipal Tah Jean a salué la mobilisation des différentes couches de la population autour de cette problématique.
Il a estimé que la lutte contre l’orpaillage illégal constitue une question cruciale, en raison de ses conséquences potentielles sur la sécurité et la santé des populations, appelant chacun à s’impliquer dans les initiatives visant à prévenir la propagation du phénomène.
« Le sujet qui nous réunit est une question cruciale car cela met en danger la sécurité et la santé de nos populations. Il est de notre devoir de tirer la sonnette d’alarme et d’être de toutes les initiatives pour faire reculer ce fléau. Le conseil municipal sera au premier dans la mise en œuvre », a-t-il déclaré.
Le préfet du département, Mme Traoré Imelda, a, pour sa part, souligné la nécessité d’anticiper, même si aucun site d’orpaillage illégal n’a encore été officiellement signalé à Grand-Bassam.
Elle a relevé que le département pourrait néanmoins subir indirectement les conséquences de cette activité, notamment à travers la pollution des eaux provenant du fleuve Comoé, dont le bassin est affecté par les activités d’orpaillage dans d’autres zones.
Selon elle, des changements observés dans la qualité des eaux et les risques pesant sur les ressources halieutiques justifient une mobilisation préventive des autorités et des populations.
La séance de travail devait ainsi permettre de mieux cerner les causes et les conséquences de l’orpaillage illégal et de dégager des mécanismes de prévention et de lutte adaptés au contexte local.
Les recommandations issues de ces travaux seront compilées et transmises en vue de leur prise en compte lors de l’atelier national de lutte contre l’orpaillage illégal du Conseil national de sécurité, annoncé prochainement à Abidjan.
(AIP)
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