Cette rencontre visait à présenter les objectifs du Fonds, les critères d’éligibilité et les modalités de financement des projets portés par les organisations de jeunesse.
Le Fonds prévoit trois catégories de financement : de 500 000 à trois millions de FCFA pour la première catégorie, de 3,1 à 15 millions de FCFA pour la deuxième et de 15,1 à 50 millions de FCFA pour la troisième.
Le préfet, Ida Grâce Camara, a salué la mobilisation des participants, malgré le délai relativement court de transmission des invitations, tout en soulignant l’importance accordée à la jeunesse par le gouvernement, notamment à travers les initiatives destinées à favoriser son autonomisation.
« Ce qui nous réunit ce matin, c’est la jeunesse. Nous savons à quel point elle est importante pour le chef de l’État et pour le gouvernement. Plusieurs projets sont mis en place pour son autonomisation », a-t-elle déclaré.
Présentant le dispositif, le chargé de la vie associative et de la protection des jeunes à la direction départementale de la Jeunesse, Gbobio Paul, a indiqué que ce fonds, annoncé par le Premier ministre le 12 août 2026, à l’occasion de la Journée internationale de la jeunesse, vise à soutenir financièrement les projets associatifs, à renforcer la gouvernance des organisations de jeunesse et à promouvoir la paix, la cohésion sociale ainsi que l’innovation sociale.
Il a précisé que le mécanisme repose sur quatre principes fondamentaux : la neutralité politique, la transparence, la redevabilité et la performance.
Selon lui, les financements accordés prennent la forme de subventions non remboursables. Toutefois, les bénéficiaires devront justifier l’utilisation des ressources mises à leur disposition et rendre compte des résultats obtenus.
Pour être éligibles, les organisations doivent notamment justifier d’au moins deux années d’existence légale, disposer d’un récépissé de déclaration, de statuts, d’un règlement intérieur, de rapports d’activités couvrant les deux dernières années et d’un compte bancaire ouvert au nom de l’association. Elles ne doivent, par ailleurs, faire l’objet d’aucune sanction.
Les projets soumis doivent s’inscrire dans les domaines prioritaires retenus, notamment l’éducation, la santé, le sport, le civisme, la citoyenneté, le volontariat, la culture, le développement local, l’innovation sociale et l’inclusion des jeunes.
Gbobio Paul a également expliqué que les projets seraient évalués selon plusieurs critères, notamment leur pertinence, leur impact social et économique, leur caractère innovant et durable, leur faisabilité technique, la capacité de gestion des organisations porteuses, ainsi que la prise en compte du genre et de l’inclusion sociale.
Il a précisé que les candidatures sont ouvertes du 5 octobre au 5 novembre 2026 et que les dossiers doivent être transmis à la direction chargée de la vie associative, à Abidjan. Le processus de sélection et de mise à disposition des financements devrait s’étendre sur 42 jours après la clôture de l’appel à projets.
Le représentant de la direction départementale a exhorté les responsables associatifs de Guitry à saisir cette opportunité, tout en invitant ceux qui ne remplissent pas encore les conditions requises à régulariser leur situation administrative en vue des prochaines éditions.
« Votre projet a désormais un fonds. Chers responsables des organisations de jeunesse, c’est une aubaine. Vous avez des associations, il faut que vous postuliez », a-t-il lancé.
Les échanges qui ont suivi ont notamment porté sur l’exigence de neutralité politique imposée aux associations candidates.
En réponse aux préoccupations des participants, le directeur départemental de la Jeunesse a expliqué que cette disposition ne privait pas les membres des associations de leurs opinions ou engagements politiques individuels, mais excluait les organisations constituées à des fins partisanes.
Le deuxième adjoint au maire de Guitry, Ibrahim Ousmane, a abondé dans le même sens, invitant les responsables associatifs à distinguer clairement leurs engagements politiques personnels de leurs activités communautaires.
La rencontre a réuni plusieurs autorités administratives et acteurs locaux, dont le deuxième adjoint au maire de Guitry, Ibrahim Ousmane, le directeur départemental de la Jeunesse, Ohoueu De Pablito, le représentant du Conseil régional du Lôh-Djiboua, Dosso Djara, des chefs de service, des chefs traditionnels ainsi que des responsables d’associations de jeunes et de femmes.
Elle s’est achevée par un appel à une meilleure structuration des organisations de jeunesse du département, afin de leur permettre de bénéficier des mécanismes publics de financement et de contribuer davantage au développement local.
(AIP)
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