Abidjan, 29 juin 2026 (AIP) – Le premier vice-président de l’Assemblée nationale du Sénégal, Malick Ndiaye, a défendu, lundi 29 juin 2026, la proposition de loi portant révision de la Constitution, estimant que la révision constitutionnelle par voie parlementaire constitue un mécanisme normal permettant d’adapter les institutions aux évolutions de la société et aux exigences de la démocratie, rapporte l’Agence de presse sénégalaise (APS).
Intervenant lors de l’examen du texte en séance plénière, M. Ndiaye a affirmé que cette procédure s’inscrit dans la tradition institutionnelle sénégalaise et ne présente « ni un caractère exceptionnel, ni une anomalie ». Il a rappelé que, depuis l’indépendance du Sénégal, la Constitution a fait l’objet de plus d’une trentaine de révisions, dont la majorité a été adoptée par voie parlementaire, conformément aux dispositions constitutionnelles.
Selon lui, la réforme proposée par le groupe parlementaire Pastef-Les Patriotes est le fruit de réflexions engagées depuis plusieurs années et s’appuie notamment sur les recommandations des Assises nationales, de la Commission nationale de réforme des institutions (CNRI) et de différentes concertations nationales.
Le premier vice-président de l’Assemblée nationale a ajouté que le texte a été enrichi à la lumière des observations du Conseil constitutionnel ainsi que des contributions formulées par des députés de la majorité et de l’opposition.
Réfutant les critiques selon lesquelles cette réforme répondrait à des considérations personnelles, Malick Ndiaye a insisté sur le caractère général et impersonnel de la loi fondamentale. « Une Constitution est par nature générale, abstraite et impersonnelle. Elle ne s’écrit jamais pour un homme ou contre un homme », a-t-il déclaré.
Il a assuré que la révision ne remet en cause ni les libertés publiques, ni les principes démocratiques, ni l’État de droit. D’après lui, elle vise notamment à renforcer les mécanismes de transparence, en particulier les déclarations de patrimoine, à consolider les pouvoirs de contrôle du Parlement, à moderniser la justice constitutionnelle et à améliorer l’équilibre entre les institutions.
M. Ndiaye a enfin souligné que cette réforme intervient dans un contexte de stabilité institutionnelle, estimant que cette stabilité offre précisément les conditions nécessaires pour améliorer le fonctionnement des institutions.
Il a rappelé qu’après son adoption par l’Assemblée nationale, une loi de révision constitutionnelle est soit promulguée par le président de la République lorsqu’elle obtient la majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés, soit soumise à référendum, auquel cas le peuple est appelé à se prononcer sur le texte adopté, sans possibilité de modification.
(AIP)
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