Bondoukou, 26 oct 2026 (AIP)- L’Association de la jeunesse Pulaaku de Côte d’Ivoire (AJP-CI), en partenariat avec l’ONG OJMA, a organisé une rencontre de sensibilisation sur la scolarisation et la protection de la jeune fille peule, samedi 24 octobre 2026, à Flakiédougou, dans le département de Bondoukou.
Le président de l’AJP-CI, Dicko Mohamed, a appelé à un sursaut collectif pour favoriser l’accès des jeunes filles peules à l’école et leur maintien dans le système scolaire. Il a exhorté les communautés à lutter contre les grossesses et les mariages précoces, ainsi que contre les pressions sociales susceptibles de compromettre leur parcours.
« Faisons de l’éducation une priorité, de la protection de nos enfants une responsabilité collective et de leur réussite une fierté pour toute la communauté. Il est de notre devoir de les accompagner, de les protéger et de leur offrir les mêmes possibilités de réussite. Éduquer une fille, c’est investir dans l’avenir de toute la famille et de toute la communauté», a-t-il déclaré.
Au nom du sous-préfet de Laoudi-Ba, Mme Akoré née Bodo Lydie Marcelle a salué l’initiative de l’AJP-CI et de l’ONG OJMA, soulignant que la formation des enfants relève d’une responsabilité collective.
« La formation des enfants est un devoir collectif. Veillons à ce que chaque enfant puisse accéder à l’éducation et poursuivre sa scolarité », a-t-elle exhorté, invitant les populations et les leaders communautaires à unir leurs efforts pour faire de la sensibilisation un levier du développement local. Elle a également salué la remise des kits scolaires, destinée à soutenir les familles.

La cofondatrice de l’ONG Arising, Kadidja Bary , a, pour sa part, insisté sur la nécessité de combattre les stéréotypes et les préjugés socioculturels qui entravent l’accès des jeunes filles et des femmes à leurs droits.
« Il s’agit de lutter contre les stéréotypes et les préjugés socioculturels qui empêchent les jeunes et les femmes d’accéder pleinement à certains de leurs droits, mais aussi de les aider à acquérir des compétences et à les exercer de façon autonome », a-t-elle expliqué.
Les représentants de la société civile ont également souligné l’importance de l’autonomisation des jeunes filles et leur contribution au développement de la communauté.
Parmi les intervenants figuraient notamment Akiapo Raymond, directeur du centre social de Bondoukou, représentant l’inspecteur du Travail, Diaby Ibrahima, représentant la direction de la Cohésion sociale, et Kossonou Abenan Sylvie, de la Commission régionale des droits de l’homme (CRDH) du Gontougo.
Ils ont souligné la nécessité de renforcer les actions en faveur du bien-être et de la protection des jeunes filles, ainsi de leur protection et leur accompagnement scolaire. en présence de la présidente des femmes de Flakiédougou, Hini Kambou, et le président des Peuls de Bondoukou, Issa Sidibé.
L’activité a été marquée par la remise de 100 kits scolaires et de 30 chaises au chef du village et des certificats de reconnaissance à des personnalités pour leur engagement communautaire.
La rencontre s’est déroulée en présence des responsables communautaires et d’acteurs des secteurs social, éducatif et des droits humains.
(AIP)
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