Abidjan, 05 nov 2026 (AIP) – Les députés membres de la Commission des affaires économiques et financières (CAEF) de l’Assemblée nationale ont approuvé à l’unanimité, jeudi 5 novembre 2026 à Abidjan, le projet de loi de finances rectificative portant une augmentation de 22,531 milliards FCFA du budget de l’État pour l’exercice 2026, qui passe ainsi de 17 350,152 milliards à 17 372,684 milliards FCFA.
Présentant les motifs de cette révision budgétaire, le ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, a évoqué les répercussions de la conjoncture économique internationale, notamment celles de la guerre au Moyen-Orient, qui ont entraîné une hausse de l’inflation et des cours du pétrole sur les marchés internationaux.
Cette situation a conduit le gouvernement à revoir à la baisse ses prévisions de croissance économique pour 2026, initialement fixées à 6,5 %, pour les ramener à 6,2 %, a-t-il expliqué.
Le ministre a également relevé une diminution des recettes fiscales, notamment celles issues de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et des bénéfices industriels et commerciaux, ainsi que des moins-values enregistrées sur les produits pétroliers et certaines recettes douanières, notamment les taxes à l’exportation.
Face à cette situation, le gouvernement a procédé à un ajustement des dépenses publiques en fonction des ressources disponibles, tout en veillant à préserver les populations des effets de la conjoncture internationale.
À cet effet, Adama Coulibaly a indiqué que des mesures de subvention ont été renforcées afin de contenir les prix des produits pétroliers à la pompe et du gaz butane, dans le but de limiter les répercussions de la hausse des cours internationaux sur les coûts du transport et les prix des denrées alimentaires.
Auparavant, les députés de la CAEF avaient adopté à la majorité, par 40 voix pour et une contre, le projet de loi portant règlement du budget de l’État pour l’exercice 2025.
L’émissaire du gouvernement a expliqué que l’approbation de ce texte permettra, d’une part, de se conformer à la loi organique relative aux lois de finances et, d’autre part, de rassurer le Parlement quant à la gestion et à l’affectation précise des crédits budgétaires alloués dans le cadre de la loi de finances initiale.
Il a assuré que le gouvernement prendra bonne note des préoccupations et contributions formulées par les membres de la commission, qui feront l’objet d’une attention particulière lors des prochains exercices budgétaires, en vue de renforcer davantage la rigueur dans la gestion des finances publiques.
L’approbation de ces deux projets de loi ouvre la voie à l’examen des crédits budgétaires de l’exercice 2027.
(AIP)
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