Tiassalé, 09 mars 2025 (AIP) – Le Centre national de recherche agronomique (CNRA) en partenariat avec la fondation ERANOVE et la Compagnie ivoirienne d’électricité (CIE), ont signé une convention pour une cogestion « responsable et durable » du Clupéidé pellonula leonensis, poisson de petite taille connu à Taabo sous le nom de « Mimie la go », au terme d’un atelier de trois jours organisé pour la préservation de cette espèce.
Présentant les grandes articulations de cette convention vendredi 7 mars 2025, le directeur général du CNRA, Pr Sangaré Abdourahamane, a souligné qu’il s’agit d’une innovation dans la pêcherie où la recherche se rapproche des utilisateurs sur le terrain pour développer des approches qui sont adoptées par les acteurs finaux.
Dans ce cadre, la CNRA a développé des sennes (filets) au maillage plus large qui permettent de ne pêcher que les poissons d’une taille homologuée, pour empêcher la rupture du stock de « Mimie la go », tout en garantissant aux acteurs des revenus substantiels.
« Dès lors, la gestion de l’espèce sera faite de manière intégrée par l’utilisation de bonnes pratiques pour toutes les espèces, » a ajouté Pr Sangaré, qui a aussi plaidé pour cette pratique à d’autres plans d’eau.
Le président de la fondation ERANOVE dont la CIE est une filiale du groupe, Eugène Zadi, a dit fondé de l’espoir que cette convention « favorise l’exploitation durable du stock de « Mimie la go » par l’amélioration des engins de pêche « , aux fins de renforcer la sécurité alimentaire tout en améliorant les conditions de vie des pêcheurs.
A travers cette convention, les pêcheurs acceptent, entre autres, de créer des activités génératrices de revenus, à respecter les périodes de repos biologique (de fermeture/ouverture des pêches) et à s’impliquer dans la mise en œuvre des mesures de durabilité.
Le préfet du département de Tiassalé, Martin André Kakou, s’est félicité de l’aboutissement du projet et a appelé chaque partie (une quinzaine) à jouer pleinement son rôle. M. Kakou est aussi le président du comité de pilotage chargé de veiller à la mise en œuvre du plan de cogestion, et la gestion des conflits, entre autres,
Selon les statistiques officielles, chaque année, ce sont entre 250 et 270 tonnes, dont une quantité non négligeable de poissons interdits de capture, qui sortent du lac de Taabo pour être commercialisés et consommés.
En août 2024, à l’initiative du ministère des Ressources animales et halieutiques, les agents des pêches, ont été formés à Taabo sur les outils d’immatriculation des embarcations de pêche artisanale.
(AIP)
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