Abidjan, 09 juin 2026 (AIP) – Le ministre des Ressources animales et halieutiques, Sidi Tiémoko Touré, a procédé, lundi 08 juin 2026, à la direction des pêches à Vridi, à la pose de la première pierre du Centre de surveillance des pêches (CSP) de Côte d’Ivoire, une étape décisive dans la stratégie régalienne visant à garantir la souveraineté économique et environnementale de l’espace maritime national.
D’un coût global de 500 millions de FCFA, incluant les infrastructures et les équipements, ce projet qui sera réalisé sur une superficie de 800 m2 a pour objectif d’améliorer l’efficacité de la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN), de renforcer la sécurité des opérations de contrôle en mer et dans les ports, ainsi que de promouvoir une exploitation responsable et durable des ressources halieutiques.
Saluant la vision hautement stratégique du gouvernement, qui ambitionne de hisser l’administration aux standards internationaux les plus exigeants, le ministre Sidi Touré a précisé que ce centre garantira une transparence totale dans l’exploitation des ressources océaniques ivoiriennes, assurera la sécurité des pêcheurs et contribuera à la préservation de ce patrimoine vital pour les générations futures.
Le centre se positionnera comme un outil stratégique de coopération régionale, favorisant le partage d’informations, la coordination des patrouilles maritimes et le renforcement de la lutte contre la pêche illicite dans le golfe de Guinée.
« En barrant la route aux flottes clandestines qui pillent nos écosystèmes marins partagés, la Côte d’Ivoire s’affirme comme un acteur de premier plan dans la lutte contre les pratiques illégales et la sécurisation de l’ensemble de la façade maritime ouest-africaine », a-t-il déclaré.
Sidi Tiémoko Touré a, par ailleurs, exprimé sa gratitude à l’Union européenne (UE) pour son accompagnement constant à travers l’Accord de partenariat de pêche durable, pilier d’une relation de confiance mutuelle ayant contribué à la réalisation de cette infrastructure stratégique.
Le ministre a rappelé à l’entreprise NOAH, chargée de l’exécution des travaux, l’exigence absolue de rigueur qui s’impose dans la conduite du projet. Il a insisté sur le respect scrupuleux des normes de qualité ainsi que du délai contractuel de 195 jours, qu’il a qualifié d’impératif et de non négociable, assurant que son département ministériel veillera personnellement, à travers un suivi hebdomadaire, à la stricte exécution du calendrier arrêté.
L’ambassadeur de l’Union européenne en Côte d’Ivoire, Irchad Ramiandrasoa Razaaly, a réitéré l’engagement de son institution à accompagner le pays dans le développement durable de l’économie bleue, la création d’emplois pour les jeunes et la préservation des ressources halieutiques.
Depuis la ratification, le 26 mars 1984, de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, la Côte d’Ivoire n’a cessé de renforcer la protection de ses ressources halieutiques et la surveillance de son espace maritime face aux défis croissants liés à la pêche illicite.
(AIP)
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