Korhogo, 22 mai 2026 (AIP) – Le préfet de la région du Poro, préfet du département de Korhogo, Karim Diarrassouba, a appelé mercredi 20 mai 2026, les professionnels des médias à promouvoir une information responsable et à renforcer leur rôle de sensibilisation des populations face aux défis sécuritaires et sociaux dans le Nord de la Côte d’Ivoire.
« Lorsque vous arrivez quelque part, il est important de saluer ceux qui composent l’écosystème communautaire », a-t-il déclaré, rappelant avoir déjà rencontré les autorités coutumières, les élus, les guides religieux ainsi que les organisations de jeunesse.
Le préfet a insisté sur les défis sécuritaires auxquels fait face la région du Poro, en raison notamment de sa proximité avec le Mali. Il a également évoqué plusieurs phénomènes sociaux préoccupants tels que la drogue, la délinquance juvénile et l’incivisme routier.
« Nos communautés sont aujourd’hui en souffrance face au péril de la drogue et à celui de la délinquance juvénile », a regretté Karim Diarrassouba, dénonçant les violences urbaines liées au phénomène dit « Bessékélé » ainsi que les parades dangereuses de motos observées lors des cérémonies de mariage à Korhogo.
Face à ces défis, il a exhorté les journalistes à jouer pleinement leur rôle de relais d’informations fiables et de sensibilisation des populations. Il a également insisté sur la nécessité pour les professionnels des médias de toujours vérifier leurs informations auprès des services compétents avant publication. « Mes portes vous seront constamment ouvertes », a assuré le préfet, soulignant que l’accès à l’information publique constitue une obligation pour les services administratifs.
Le président de l’Association des hommes et des femmes des médias du Poro (AHFMP), Soro Sionfolo, a salué l’initiative du préfet et réaffirmé l’engagement de la presse locale en faveur de la paix, de la cohésion sociale et du développement régional. Il a souligné que la presse et l’administration préfectorale partagent une mission commune de service aux populations.
« Là où l’autorité préfectorale veille à l’ordre public, à la cohésion sociale et à l’application des politiques de l’État, la presse, quant à elle, informe, sensibilise, éduque et relaie les préoccupations des citoyens », a déclaré M. Soro. Selon lui, dans un contexte marqué par les défis sécuritaires, les questions de cohésion sociale et la lutte contre la désinformation, la collaboration entre les médias et les autorités administratives apparaît indispensable.
Le président de l’AHFMP a plaidé pour le renforcement des cadres d’échanges réguliers entre les médias et l’administration préfectorale afin de favoriser une information juste, prévenir les conflits communautaires et lutter contre les fausses informations. Il a également réaffirmé la volonté de l’association de promouvoir une presse professionnelle, crédible et respectueuse de l’éthique et de la déontologie.
(AIP)
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