Dabou, 15 juin 2024 (AIP)- La directrice régionale de l’Environnement des Grands ponts, Gnakaby Danielle, a prôné mercredi 12 juin lors de l’édition 2024 de la journée mondiale de l’environnement qui s’est tenue à Dabou, dans la salle de réunion du conseil régional, le retour aux pratiques culturales traditionnelles pour protéger les terres de la région et partant du pays tout entier.
S’inquiétant du virage amorcé par le monde face au changement climatique, avec son corollaire de dégradation des terres, Mme Gnakaby a proposé de bonnes pratiques afin de préserver les ressources. Entre autres propositions, elle conseille le reboisement, la jachère, l’agro-foresterie, et l’utilisation d’engrais vert afin de mieux faire face à la crise climatique.
La directrice régionale a été suivie dans cet élan de proposition par le secrétaire général de préfecture Kouadio Denis et le directeur de cabinet du ministre gouverneur qui ont invité respectivement à une prise de conscience collective et à tirer un meilleur profit de cette journée internationale en respectant les conseils des spécialistes de l’environnement en matière de protection des terres notamment le retour aux pratiques culturales traditionnelles.
L’un des temps forts de cette cérémonie a été, le panel qui a permis au directeur régional de l’agriculture des Grands ponts, Galla Célestin, d’édifier le public sur les pratiques anti-érosions notamment les cultures en terrasse.
Dans la même veine, le conseiller technique du ministre de tutelle s’est appesanti sur la bonne gestion des pesticides qui apparaît comme un enjeu majeur de la préservation des terres.
La séquence des échanges a été l’occasion pour certains chefs présents de dénoncer le déversement de liquide toxique dans les eaux, les rivières qui servent d’arrosage aux maraîchers, aux vivriers et autres cultures de rentes détruisant du coup les terres.
Une visite de stands a clôturé la cérémonie marquée par la présence de structures agricoles pastorales.
(AIP)
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