Abidjan, 31 juil 2026 (AIP) – Le taux d’enregistrement annuel des naissances en Côte d’Ivoire est passé de 54,7 % en 2022 à 57,6 % en 2025, a indiqué le directeur de cabinet adjoint du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité chargé de l’Administration territoriale, Jean Fructueux Bako, vendredi 31 juillet 2026 à Abidjan.
Le responsable s’exprimait à l’occasion de l’atelier de présentation de l’annuaire statistique d’état civil 2025 et de son rapport d’analyse, ainsi que des résultats de l’étude sur les obstacles à l’enregistrement des naissances.
Selon M. Bako, cette évolution traduit les efforts engagés par l’État pour améliorer l’accès des populations aux services d’état civil. Il a toutefois relevé que des défis persistent, notamment en raison des disparités régionales et des difficultés qui continuent d’entraver l’enregistrement universel des naissances.
« L’atelier qui nous réunit ce matin est l’aboutissement d’un travail collectif de grande envergure. Collecte, traitement et analyse des données relatives aux naissances, adoptions, mariages, divorces et décès. Ces données patiemment assemblées constituent pour nous une radiographie fidèle de notre système d’état civil et un outil précieux pour l’action publique », a déclaré Jean Fructueux Bako.
Il a souligné que ces statistiques constituent également « une base solide pour le monde académique et des chercheurs qui y trouvent des éléments pertinents pour l’étude de la dynamique démographique ».
Le directeur de cabinet adjoint a précisé que le taux d’enregistrement des naissances dans le délai légal a connu une progression de 2,2 points entre 2024 et 2025. L’annuaire statistique fait également ressortir 30 536 mariages célébrés en 2025, dont 77,3 % enregistrés, ainsi que 63 324 décès, correspondant à un taux de 24,17 %.
« Chaque enfant non enregistré demeure invisible aux yeux de la loi et est ainsi privé de son droit fondamental à l’identité et, par conséquent, limité dans son accès à l’éducation, aux soins de santé et à la protection sociale », a-t-il insisté, rappelant les initiatives mises en œuvre par le gouvernement pour améliorer la situation.
La représentante de l’UNICEF, Mariana Stirbu, a pour sa part présenté l’annuaire statistique 2025 comme « un véritable levier de transformation pour transformer l’invisibilité en reconnaissance, l’exclusion en inclusion et l’incertitude en avenir ».
« Cet annuaire est tout à la fois un document de référence, un outil de plaidoyer, un instrument de suivi et une plateforme de dialogue entre les pouvoirs publics, les partenaires techniques et financiers et la société civile », a-t-elle indiqué.
Elle a réaffirmé l’engagement de l’UNICEF à accompagner le Gouvernement ivoirien afin que ces données contribuent à l’élaboration de politiques publiques en faveur des enfants.
Organisé par la Direction des études, de la statistique, de la planification et du suivi-évaluation (DESPSE), en collaboration avec l’Agence nationale de la statistique (ANSTAT) et avec l’appui de l’UNICEF, cet atelier vise à mettre à la disposition des acteurs de l’état civil et des partenaires au développement les données relatives aux naissances, adoptions, décès, mariages et divorces enregistrés en 2025.
(AIP)
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