San Pedro, 05 août 2025 (AIP) – Les autorités préfectorales et les dirigeants de l’Office ivoirien des parcs et réserves (OIPR) ont appelé les parties prenantes à se mobiliser et à jouer pleinement leur rôle afin de consolider les acquis relatifs à la bonne conservation du parc national de Taï, classé patrimoine mondial.
Lors de l’atelier de suivi du Plan d’opération (PO) et de la réunion du Comité de gestion local (CGL) du parc national de Taï, tenus respectivement, jeudi 31 juillet et vendredi 1er août 2025, à San Pedro, le préfet du département de Tabou, Kouakou Kalidja épouse Kouamé, et le préfet de la région du Cavally, préfet du département de Guiglo, Dongo Kobénan, ainsi que le directeur technique de l’OIPR, le colonel Amon Koutoua, ont lancé un appel à poursuivre les efforts à l’intention des agents de l’OIPR, des partenaires techniques et financiers ainsi que des communautés riveraines.
D’une superficie d’environ 5 360 km², cette aire protégée, qui s’étend sur les régions de San Pedro, de la Nawa et du Cavally, a atteint un niveau de gestion exemplaire dans la sous-région, avec un taux de conservation estimé à 98,4 % de couverture forestière. Elle abrite plus de 50 espèces animales identifiées, dont une quarantaine typiques des forêts primaires bien conservées. On y recense, par exemple, près de 300 éléphants et plus de 1 300 chimpanzés.
La bonne conservation du parc national de Taï lui a valu son inscription sur la Liste verte, un label international reconnu comme référence en matière de conservation de la nature. Instauré en 2014 lors du Congrès mondial des parcs, ce programme est coordonné par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et son secrétariat.
M. Dongo, en sa qualité de président du Comité de gestion local (CGL) du parc national de Taï, s’est réjoui de cette distinction qu’il considère comme le fruit de la politique de gestion mise en œuvre avec l’appui des partenaires. Pour lui, cette reconnaissance est source de joie et de fierté, mais elle constitue également un défi, obligeant les acteurs à travailler pour la préserver. Il a appelé les parties prenantes à s’investir davantage pour relever ce défi.
Dans le cadre du maintien de l’état de conservation de cette aire protégée, plusieurs activités sont déployées sur le terrain à travers le plan d’opération annuel, qui comporte six programmes. Le bilan de la mise en œuvre de ce plan, présenté au cours de l’atelier de suivi, a révélé qu’au deuxième trimestre, les activités programmées ont été réalisées à 42 % pour une prévision de 53 %, soit une performance de 79 %.
Dans le cadre du programme de gestion participative du parc, figure également le Prix vert, un concours destiné aux communautés riveraines afin de renforcer leur implication dans sa conservation. La huitième édition a été lancée avec une enveloppe de 10,5 millions FCFA pour récompenser les trois villages lauréats. L’appel a été lancé à l’intention des villages riverains pour une participation massive à ce concours.

Concernant les défis à relever, le colonel Amon a indiqué qu’il faut renforcer la surveillance, mettre en œuvre des activités génératrices de revenus au profit des communautés locales et réhabiliter certaines pistes pour faciliter le déplacement des populations ainsi que des équipes de gestion, avec l’appui financier du Programme d’investissement forestier phase 2 (PIF 2). Il a insisté sur la nécessité de mobiliser les financements des partenaires à temps afin d’atteindre les objectifs.
(AIP)
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