Bouna, 02 août 2026 (AIP)–Les journalistes, animateurs radio et influenceurs des régions du Bounkani et du Gontougo ont été exhortés à exercer leur métier avec responsabilité afin de contribuer à la prévention des conflits liés à la transhumance, lors d’une formation animée par le chef du bureau régional de l’Agence Ivoirienne de Presse (AIP) du Bounkani, Dr Oulaï Koatéhi Natem.
Cette session s’est tenue du mercredi 29 juillet au vendredi 31 juillet 2026 à Doropo dans le cadre du projet ACTIF, financé par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères de la France et mis en œuvre par l’Association des Éleveurs de Bovins de la Région du Bounkani (AERBR).
A travers le « Responsabilité des journalistes, animateurs radio et influenceurs dans la prévention des conflits liés à la transhumance », M. Oulaï a présenté le cadre juridique, éthique et déontologique qui encadre le traitement médiatique des conflits. Il a particulièrement mis l’accent sur les dispositions de la loi n° 2022-979 du 20 décembre 2022 modifiant la loi n° 2017-867 du 27 décembre 2017 portant régime juridique de la presse, en rappelant les obligations qui incombent aux professionnels des médias dans la diffusion d’une information fiable, équilibrée et respectueuse des droits des personnes.
Dr Oulaï a également sensibilisé les participants aux différentes formes de responsabilité qui peuvent être engagées dans l’exercice du métier. Il a insisté sur les conséquences que peuvent avoir les discours haineux, les informations non vérifiées ou les contenus susceptibles d’attiser les tensions entre communautés, appelant les acteurs des médias à privilégier la rigueur, la vérification des faits et le respect des règles déontologiques.

Le formateur a, par ailleurs, développé les principes du journalisme sensible aux conflits, une approche qui invite les professionnels des médias à rechercher les causes profondes des crises, à assurer un traitement équilibré des sources, à contextualiser les faits, à employer un vocabulaire apaisé et à mettre en lumière les initiatives favorisant la cohésion sociale. Selon lui, cette démarche permet aux médias de devenir des acteurs de prévention et de consolidation de la paix plutôt que des facteurs d’exacerbation des tensions.
Les journalistes, animateurs radio et influenceurs ont salué la qualité de la formation, la richesse des échanges et réaffirmé leur engagement à toujours produire des contenus responsables, susceptibles de favoriser le dialogue, la compréhension mutuelle et la prévention durable des conflits liés à la transhumance.
(AIP)
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