Abidjan, 02 nov 2026 (AIP) – L’Union de la presse francophone, section Côte d’Ivoire (UPF-CI), a appelé lundi 2 novembre 2026, à renforcer la protection des journalistes et à poursuivre les auteurs d’agressions contre les professionnels des médias, à l’occasion de la Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes.
Dans une déclaration publiée à l’occasion de la Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes, l’organisation a également exhorté la justice ivoirienne et internationale à diligenter des enquêtes impartiales sur les plaintes et signalements d’agressions visant les professionnels des médias, afin que les auteurs et leurs éventuels commanditaires soient traduits devant les tribunaux.
L’UPF-CI recommande, par ailleurs, une formation continue des forces de l’ordre au respect du rôle et du statut des journalistes. Elle invite également les organisations professionnelles et les patrons de presse à améliorer les conditions de travail ainsi que la sécurité juridique et matérielle des reporters.

La présidente de l’organisation, Viviane Mouhi-Ayehui, a évoqué deux expériences personnelles de violences subies dans l’exercice de son métier. En 1994, alors qu’elle effectuait un reportage devant l’Agence ivoirienne de presse (AIP), à Abidjan Plateau, elle dit avoir été agressée par des enfants de la rue qui lui ont arraché son micro.
En 2004, au corridor de Bouaflé, un agent de la gendarmerie avait pointé son arme sur elle alors qu’elle était en mission, a-t-elle également rapporté.
Pour l’UPF-CI, ces faits illustrent les risques auxquels les journalistes sont exposés sur le terrain et la nécessité de garantir leur sécurité.
L’organisation estime que l’impunité face aux violences, aux arrestations arbitraires et aux assassinats de journalistes constitue une menace pour la démocratie. Elle relève que l’absence de suites judiciaires à ces actes favorise l’autocensure et porte atteinte au droit des citoyens à l’information.
Elle appelle enfin les professionnels des médias à renforcer leur solidarité et à observer les exigences éthiques et déontologiques dans le traitement de l’information. « Protéger les journalistes, c’est garantir le droit des citoyens à l’information », souligne la déclaration.
(AIP)
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