Abidjan, 28 oct 2026 (AIP) – La Synergie des organisations de la société civile pour le renforcement de la gouvernance électorale en Côte d’Ivoire a appelé, mercredi 28 octobre 2026 à Abidjan au cours d’une conférence de presse, à un examen effectif et à un débat approfondi autour de ses propositions relatives à la réforme du dispositif électoral.
Présentant son nouveau « dossier technique complémentaire », la Synergie qui regroupe 22 organisations faîtières représentant environ 2 000 structures de la société civile, a formulé plusieurs recommandations clés pour restructurer l’organe de gestion des élections, à la suite de la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI) survenue le 6 mai 2026.
La principale innovation proposée réside dans une architecture électorale articulée autour de trois entités distinctes, notamment une Commission électorale d’experts (CEE) composée de neuf membres impartiaux chargés de la régulation et des décisions électorales, un Département général du fichier électoral (DGFE) dédié à la gestion technique permanente de la liste électorale, et un Département général de l’éducation civique et électorale (DGECE).
S’agissant du fichier électoral et de la gestion des données citoyennes, la coalition recommande de séparer l’identification administrative de la gestion des droits électoraux. Elle insiste notamment sur le fait qu’une anomalie technique dans les données ne doit pas entraîner la radiation automatique d’un électeur sans notification ni possibilité de recours.
Sur la question de la transparence des scrutins, les conférenciers ont préconisé l’authentification et la publication bureau de vote par bureau de vote des procès-verbaux, tout en plaidant pour l’instauration d’un programme d’éducation civique permanent et inclusif.
Après l’envoi de plus de 50 correspondances aux institutions nationales, la Synergie formule trois attentes majeures à l’endroit des autorités publiques, à savoir un cadre d’échange direct et approfondi avec les autorités chargées de la réforme, une audition devant les commissions compétentes de l’Assemblée nationale, ainsi qu’une information claire du public sur les grandes orientations retenues.
(AIP)
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