Abidjan, 26 oct 2026 (AIP) – Le ministre des Ressources animales et halieutiques, Sidi Tiémoko Touré, a appelé lundi les jeunes, les entrepreneurs et les investisseurs à saisir les opportunités offertes par les filières animales et halieutiques, présentées comme des leviers de création d’emplois, de richesses et de renforcement de la souveraineté alimentaire en Côte d’Ivoire.
Intervenant à la tribune « Les Grands rendez-vous de l’AIP », autour du thème « Économie animale et économie bleue : quelles stratégies pour renforcer la souveraineté alimentaire, créer des richesses et accélérer la transformation des filières en Côte d’Ivoire ? », le ministre a souligné que le développement de ces secteurs repose sur une mobilisation accrue des investissements privés, la professionnalisation des acteurs et l’accompagnement des porteurs de projets.
« Le secteur des ressources animales et halieutiques offre des possibilités importantes en matière de création d’emplois, de développement d’activités économiques et de génération de revenus », a-t-il déclaré, invitant les Ivoiriens à s’engager davantage dans ces activités.
Pour favoriser l’installation de nouveaux entrepreneurs, notamment les jeunes, le ministère entend renforcer les dispositifs de formation, d’encadrement technique et d’accompagnement à l’investissement.
Sidi Tiémoko Touré a évoqué les Centres d’application et de spécialisation, qui doivent contribuer au renforcement des capacités des producteurs et à la formation pratique des jeunes dans les différentes filières. À l’issue de formations de courte durée, ces derniers peuvent bénéficier d’un accompagnement destiné à faciliter leur installation dans des activités d’élevage.
Le ministre a notamment fait état de la mise à disposition de noyaux d’élevage au profit de jeunes formés. Selon les chiffres qu’il a présentés, quelque 1 500 noyaux et équipements de base ont été remis l’année précédente à des bénéficiaires dans différentes localités.
Il a également cité les mécanismes de financement mobilisés avec des partenaires, dont des dispositifs destinés à soutenir l’investissement privé et le développement de l’aquaculture.
Pour les jeunes souhaitant se lancer dans la pisciculture, le ministre a recommandé de se rapprocher des directions départementales du ministère afin de faire examiner la pertinence du site envisagé et la faisabilité technique du projet.
« La première des choses, c’est de vous rapprocher de la direction départementale du ministère dans votre localité », a-t-il conseillé, précisant que les besoins recensés pourraient ensuite être orientés vers les mécanismes de financement disponibles.
Le Guichet unique annoncé dans le cadre de la nouvelle politique sectorielle doit également faciliter la mise en relation entre les porteurs de projets, les institutions de financement et les
Le ministre a insisté sur la nécessité de développer l’ensemble de la chaîne de valeur, depuis la production jusqu’à la commercialisation, en passant par la transformation, la conservation et le transport.
Dans le domaine halieutique, cette approche ouvre des perspectives aux entrepreneurs dans la pisciculture, la transformation du poisson, le fumage, la salaison, le conditionnement et la conservation au froid.
S’agissant du fumage du poisson, il a expliqué que les dispositifs développés pour accompagner les femmes transformatrices faisaient l’objet d’adaptations afin de mieux répondre à leurs besoins. Les premières installations étaient conçues pour un usage collectif, mais les bénéficiaires ont exprimé le souhait de disposer également d’équipements individuels.
Le gouvernement entend également favoriser l’émergence de pôles de production adaptés aux potentialités de chaque région, en tenant compte notamment des ressources en eau, des espaces pastoraux et des activités déjà présentes.
Cette organisation territoriale doit permettre de rapprocher les infrastructures des producteurs, de faciliter l’accès aux marchés et de créer des possibilités d’investissement dans les localités.
« Pour atteindre cet objectif, nous devons mobiliser davantage les producteurs, les investisseurs, les transformateurs et les commerçants nationaux. Nous avons mis en place plusieurs leviers destinés à améliorer les conditions d’investissement, à structurer les filières et à renforcer l’accompagnement des opérateurs », a conclu l’invité de l’Agence ivoirienne de presse.
(AIP)
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