Grand-Lahou, 29 juin 2026 (AIP) – Le commissariat de police de Grand-Lahou (Sud ivoirien, région des Grands-Ponts) a annoncé avoir démantelé, vendredi 26 juin 2026, un réseau présumé de traite de personnes à l’issue d’une enquête ayant permis l’interpellation de cinq personnes mises en cause et la prise en charge de 27 victimes présumées.
Selon le commissaire de police de Grand-Lahou, Ouattara Abdoul Aziz, l’enquête est partie du signalement de Diomandé Drissa, 21 ans, élève d’une école coranique à Odienné, qui faisait l’objet d’un avis de recherche émis par la police criminelle de cette ville.
Les investigations ont permis de localiser le jeune homme à Grand-Lahou, où il était retenu par des individus qui auraient cherché à soutirer de l’argent à sa famille.
Entendu par les enquêteurs, Diomandé Drissa a déclaré avoir été contacté sur les réseaux sociaux par une dénommée Meïté Mariam, basée à Grand-Lahou, qui lui a proposé un emploi de bagagiste rémunéré à 300 000 FCFA par mois. Séduit par cette offre, il affirme avoir quitté Odienné sans informer ses proches.
À son arrivée à Grand-Lahou, la jeune femme lui a finalement proposé d’intégrer un système de marketing de réseau dénommé « IGNITE », présenté comme une activité susceptible de lui rapporter d’importants revenus.
La police indique qu’avec la complicité de deux autres personnes, Meïté Mariam a ensuite contacté les parents du jeune homme via l’application WhatsApp, en utilisant plusieurs numéros de téléphone provenant d’un pays voisin, afin d’exiger une rançon de 1,5 million de Francs CFA.
« C’est suite à ces échanges de conversations téléphoniques que nos collègues d’Odienné ont réussi à localiser ce réseau de traites de personnes dans notre localité et les mettre hors d’état de nuire », a expliqué le commissaire Ouattara Abdoul Aziz.
Les cinq personnes interpellées, de nationalités diverses selon la police, ainsi que les 27 victimes présumées, ont été conduites lundi devant le tribunal de première instance de Dabou pour la suite de la procédure judiciaire.
L’enquête se poursuit afin de déterminer les responsabilités de chacun et d’identifier d’éventuelles autres victimes ou complices.
(AIP)
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