Man, 12 mai 2025 (AIP)- Le Comité national de lutte contre la contrefaçon (CNLC) a tenu une session de sensibilisation sur la contrefaçon, relevant les liens entre le fléau et les réseaux criminels organisés, au cours d’une rencontre tenue à la préfecture de Man le vendredi 9 mai 2025.
À travers cette activité, le CNLC a voulu montrer que la contrefaçon dépasse le cadre du commerce illégal pour s’inscrire dans une logique de criminalité transnationale, avec des implications sur la sécurité nationale, l’économie et la souveraineté du pays.
« La contrefaçon ne relève pas simplement d’un acte commercial illégal, mais s’inscrit dans des circuits criminels transnationaux qui menacent notre sécurité, fragilisent notre économie et compromettent notre souveraineté », a précisé la coordonnatrice du CNLC, Geneviève Diakité.
Mme Diakité a rappelé à cet effet que « la Côte d’Ivoire a été inscrite sur la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI) », un signal d’alerte sur les insuffisances des dispositifs de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.

En soulignant cette réalité, le CNLC entend mobiliser l’ensemble des acteurs concernés pour faire face à une menace qui va bien au-delà des produits contrefaits. « Lutter contre la contrefaçon, c’est lutter contre l’enrichissement illicite, la criminalité financière et indirectement contre le financement du terrorisme », a insisté la coordonnatrice du CNLC.
Dans cette logique, la session de Man a ciblé des commerçants, autorités locales, forces de l’ordre, leaders communautaires et titulaires de marques. « Vous êtes le premier rempart contre l’introduction des produits contrefaits sur nos marchés », a déclaré mme diakité à l’endroit des commerçants, en les invitant à refuser tout produit frauduleux.
Des communications ont permis aux participants de mieux comprendre la nature du délit de contrefaçon, les risques encourus et les liens entre cette fraude et les réseaux criminels organisés.
Le préfet de la région du Tonkpi, préfet du département de Man, Soro Fatogoma, a appelé chaque entité à s’engager activement afin que cette lutte porte parce que la contrefaçon nuit à l’économie ivoirienne et à la santé des populations.
À travers cette tournée nationale de sensibilisation et de formation, le CNLC cherche à instaurer une dynamique de collaboration entre les institutions publiques, le secteur privé et la société civile, pour une lutte durable contre un phénomène aux ramifications criminelles complexes.
(AIP)
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