Abidjan, 10 juil 2025 (AIP) – Le Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO, réuni à Paris le jeudi 10 juillet 2025, a annoncé le retrait de trois sites africains situés à Madagascar, en Égypte et en Libye de la Liste du patrimoine mondial en péril, saluant les efforts conjoints des États concernés et de la communauté internationale pour préserver ces joyaux du patrimoine mondial.
« Quand des sites quittent la Liste du patrimoine mondial en péril, c’est une grande victoire pour tous : pour les pays et les communautés concernés, pour l’UNESCO et pour le patrimoine commun de l’humanité », a déclaré Audrey Azoulay, Directrice générale de l’UNESCO. Elle a également souligné l’attention particulière portée au continent africain pour la formation d’experts, le soutien aux nouvelles inscriptions et la mise en œuvre de stratégies de conservation efficaces.
Les Forêts humides de l’Atsinanana (Madagascar)
Inscrites sur la Liste du patrimoine mondial en 2007 pour leur exceptionnelle biodiversité, les forêts humides de l’Atsinanana avaient rejoint la Liste en péril en 2010 en raison de la déforestation, de l’exploitation illégale du bois précieux et du braconnage, menaçant notamment les populations de lémuriens. Grâce à un ambitieux plan d’action national soutenu par l’UNESCO, incluant la surveillance satellitaire et la gestion durable des ressources, la couverture forestière a été restaurée à 63%, et les menaces majeures ont considérablement diminué.
Abou Mena (Égypte)
Site majeur du christianisme ancien, Abou Mena, inscrit au patrimoine mondial en 1979, avait été placé sur la Liste en péril en 2001 en raison de la montée des eaux souterraines qui fragilisait ses structures historiques. Un projet de drainage alimenté par l’énergie solaire et un plan de conservation mis en œuvre en 2024 ont permis de stabiliser le site, d’impliquer les communautés locales et de préserver ce témoignage unique du monachisme chrétien.
L’ancienne ville de Ghadamès (Libye)
Cité caravanière ancestrale classée en 1986, Ghadamès figurait sur la Liste en péril depuis 2016 à cause des conflits armés, d’incendies et d’intempéries. Des travaux de restauration approfondis, la réhabilitation des bâtiments traditionnels et des infrastructures, ainsi que le renforcement des capacités locales ont permis d’assurer la protection et la valorisation du site.
Ces trois retraits s’ajoutent à ceux déjà enregistrés en République démocratique du Congo, en Ouganda et au Sénégal depuis 2021, témoignant des progrès réalisés en Afrique en matière de conservation du patrimoine.
L’UNESCO appelle cependant à maintenir l’engagement collectif pour préserver ces sites et les transmettre aux générations futures.
(AIP)
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