Abidjan, 14 juil 2025 (AIP) – L’Organisation non gouvernementale Christ en Mouvement – Côte d’Ivoire (CEM-CI) a procédé, ce lundi 14 juillet 2025, au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Treichville, au lancement officiel de la campagne nationale de sensibilisation contre la dépigmentation artificielle, en présence de représentants du gouvernement, d’institutions sanitaires, de partenaires techniques et financiers, et d’acteurs de la société civile.
Cette campagne s’inscrit dans le cadre du Projet de campagne de prévention contre la dépigmentation volontaire (PCPPV), une réponse structurée et multisectorielle à un phénomène qui touche de plus en plus de jeunes filles, de femmes et même d’hommes, sous l’influence de modèles de beauté dévalorisant la peau noire. La présente campagne couvrira sept grandes zones sanitaires prioritaires.
« Pour sa mise en œuvre, nous sollicitons un financement de 352 millions de francs CFA auprès du gouvernement, ainsi que des bailleurs de fonds nationaux et internationaux. Le projet s’étendra sur trois ans et s’articulera autour d’une approche communautaire, médicale et pédagogique », a précisé le président de l’ONG CEM-CI, Droh Marcellin.
Par ailleurs, 102 panneaux de sensibilisation seront installés dans 34 hôpitaux publics, à raison de trois par structure, en vue de renforcer la visibilité des messages dans les lieux de soins. Sont également prévus, des consultations dermatologiques gratuites, la formation de personnel médical et la prise en charge thérapeutique des victimes.
Le représentant de la ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, Kouamé Koffi Alexandre, chef du service de prévention santé à la cellule médico-sociale du ministère, a salué l’initiative.
« Le ministère s’associe pleinement à cette initiative. La lutte contre la dépigmentation volontaire est un combat social, culturel, éducatif et sanitaire. Le teint de naissance, qu’il soit noir ou clair, est un symbole d’identité. Ce n’est ni une honte, ni un handicap. », a rassuré M. Kouamé.
Cette cérémonie marque une étape importante dans la lutte contre la dépigmentation volontaire en Côte d’Ivoire. Le projet PCPPV vise à intervenir sur les causes, les conséquences et les représentations associées à cette pratique, avec le soutien attendu de l’État et des partenaires au développement.
(AIP)
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