Daloa, 12 mars 2026 (AIP) – Des autorités administratives et des organisations féminines ont appelé, mercredi 11 mars 2026 à Daloa, à la construction d’une société plus inclusive et équitable, fondée sur le respect des droits des femmes et des filles, à l’occasion de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes (JIF).
Ces appels s’inscrivent dans le cadre du thème de l’édition 2026 de la JIF, « Droits, justice et action pour toutes les femmes et les filles », qui met l’accent sur la nécessité de traduire les engagements en faveur de l’égalité du genre en actions concrètes.
De la porte-parole des organisations féminines, Kahou Hubertine, au secrétaire général de préfecture, Bamba Yaya, en passant par le directeur régional de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, Touré Abdoulaye, les intervenants ont insisté sur la nécessité pour les pouvoirs publics, les leaders communautaires, les organisations de la société civile ainsi que les citoyens d’agir effectivement à lever les obstacles à l’égalité de genre et garantir la justice sociale en vue d’une société plus inclusive.
Les trois intervenants ont également souligné que la célébration de la JIF constitue une opportunité pour renouveler l’engagement collectif en faveur du respect des droits des femmes, considérés comme un levier essentiel de développement, ainsi que pour renforcer la lutte contre les violences basées sur le genre et promouvoir l’égalité des chances.
Ils ont, par ailleurs, salué les progrès enregistrés en Côte d’Ivoire, notamment le renforcement du cadre juridique de protection des femmes, la promotion de leur représentativité dans les instances de décision, les programmes d’autonomisation économique ainsi que les initiatives en faveur de la scolarisation de la jeune fille.
Toutefois, ils ont relevé que d’importants défis demeurent, en raison notamment de pesanteurs socioculturelles et de préjugés persistants qui freinent l’application effective de certains textes ou qui ralentissent les avancées en matière d’égalité.
Face à ces défis, M. Touré a appelé à une mobilisation collective accrue. « La promotion des droits de la femme requiert l’engagement de tous (…) C’est ensemble, dans un esprit de responsabilité partagée, que nous pourrons bâtir une société plus juste, plus solidaire et plus équitable », a-t-il insisté.
Pour sa part, Yaya Bamba a affirmé qu’aucune femme ne devrait être privée de ses droits en raison de son genre. Il a ajouté que le respect des droits des femmes constitue non seulement un facteur d’épanouissement individuel, mais également un vecteur de cohésion sociale, de croissance économique et de développement durable.
La cérémonie a enregistré la participation d’autorités administratives, de leaders communautaires ainsi que de nombreuses femmes qui ont pris part à un défilé marquant cette célébration.
(AIP)
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