Abidjan, 14 mars 2026 (AIP) – Le directeur général de l’Autorité de régulation du transport intérieur (ARTI) en Côte d’Ivoire, N’ZI Assamoua Désiré, a annoncé, vendredi 13 mars à Abidjan, que des représentants de l’administration seront désormais présents dans chaque centre de visite technique afin de s’assurer de la présentation effective des véhicules lors de cette opération.
Cette mesure fait suite au communiqué du 10 mars 2026 du ministère des Transports et des Affaires maritimes, publié à la suite des recommandations de l’ARTI, relatif à la fermeture des centres de visites techniques d’Adzopé et de Boundiali ainsi qu’à la suspension, à titre conservatoire, des bancs mobiles sur l’ensemble du territoire.
Le directeur général de l’ARTI a précisé que ces mesures conservatoires visent avant tout à protéger la vie des Ivoiriens. Il a rassuré que seuls les deux centres fixes sont fermés et que les 35 autres restent pleinement opérationnels.
Il a ajouté que les bancs mobiles reprendront progressivement leurs activités après la mission d’inspection prévue par les équipes de l’ARTI et de la Direction générale des Transports terrestres et de la Circulation (DGTTC), qui passeront en revue l’ensemble des bancs mobiles dès le mardi 17 mars 2026. Ceux jugés conformes et aptes reprendront immédiatement leurs services.
« La vie des Ivoiriens passe avant toute considération économique. Nous sommes dans une dynamique de transparence et de responsabilité, visant à restaurer la confiance et à garantir la sécurité sur nos routes », a-t-il affirmé, assurant que les centres fixes d’Adzopé et de Boundiali rouvriront dès la correction des défaillances constatées.
Expliquant le sens de la fermeture des centres de visites techniques d’Adzopé et de Boundiali ainsi que la suspension des bancs mobiles, M. N’ZI a indiqué que ses équipes, déployées dans le grand Abidjan et à l’intérieur du pays, avaient recueilli des informations préoccupantes sur des pratiques non conformes à la réglementation en vigueur.

Les inspections menées dans les centres d’Adzopé et de Boundiali ont notamment révélé l’absence ou le dysfonctionnement des bancs de freinage, obligeant les véhicules à tester le freinage sans équipement adapté. À Boundiali, un cas avéré de délivrance d’une visite technique à un véhicule resté à Abidjan a été constaté. Selon le directeur général, de telles pratiques compromettent la sécurité des usagers et ne peuvent être tolérées.
Sur un total de 37 sites fixes et 20 bancs mobiles, 35 sites fixes continuent de fonctionner normalement, avec l’intervention des opérateurs SICTA, MAYELA, RECTA et SILOTEC.
(AIP)
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