Man, 22 mai 2026 (AIP)-Un cadre de collaboration entre les acteurs étatiques et non étatiques de l’alphabétisation et de l’éducation non formelle a été lancé mercredi 20 mai 2026 à Man, à travers les activités régionales du Comité intersectoriel de collaboration des acteurs de l’alphabétisation et de l’éducation non formelle (CICA-AENF), organisées à la salle Kandia Camara du CAFOP.
Cette rencontre présidée par le sous-préfet de Man, Yocoli Vincent, a réuni des représentants de structures publiques, des responsables de centres d’alphabétisation, des organisations de la société civile et des acteurs intervenant dans le secteur de l’éducation non formelle dans la région du Tonkpi.
Il s’agit d’un cadre de collaboration qui se veut un outil, une plateforme d’échanges et de mutualisation des interventions en matière d’alphabétisation et de l’éducation non formelle, a expliqué d’entrée le représentant de la direction de la coordination et du suivi des programmes d’alphabétisation (DCSPA), Seguéi None Philippe.
La mise en place du comité répond à la nécessité de renforcer la concertation entre les différents intervenants du secteur afin d’assurer une cohérence des actions et une meilleure application des orientations nationales en matière d’alphabétisation. Une orientation qui nécessite une fusion de compétences pour la réussite de la mission.
« La territorialisation de la stratégie nationale de lutte contre l’analphabétisme ne peut être menée seule par le ministère de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique », a indiqué M. Seguéi, appelant les acteurs à s’inscrire dans une approche multisectorielle.
Cette dynamique vise à rapprocher davantage les actions des réalités du terrain à travers l’implication des acteurs régionaux.
Le secrétaire général de la direction régionale de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique (DRENA-ET) de Man, N’guessan Osée, représentant le directeur régional, a situé les enjeux de cette initiative dans le contexte de la lutte contre l’analphabétisme en Côte d’Ivoire. Il a rappelé que le taux d’analphabétisme estimé à environ 46% constitue un défi pour les acteurs du secteur, notamment dans les communautés rurales confrontées à des difficultés d’accès à l’éducation de base.
La rencontre a également été marquée par une présentation du comité local du CICA-AENF et de ses missions par le représentant de la direction en charge de la coordination et du suivi des programmes d’alphabétisation.
Les échanges qui ont suivi ont permis aux participants de soulever des préoccupations liées à l’opérationnalisation surtout dudit comité et mais aussi à la mobilisation des acteurs.
« Nous sommes disposés à travailler mais nous sommes des bénévoles », a déclaré le participant, Sigui Soumahoro, responsable de deux centres d’alphabétisation à Man, expliquant que l’absence de moyens de fonctionnement entraîne une baisse progressive du nombre d’apprenants dans les centres et aussi des animateurs. Une situation qu’il espère voir changer avec la mise en place du CICA-AENF.
Initié par la direction de la coordination et du suivi des programmes d’alphabétisation (DCSPA), le CICA-AENF a été mis en place en mai 2024 pour favoriser la concertation, la mutualisation des interventions et la coordination des actions des acteurs engagés dans la lutte contre l’analphabétisme.
(AIP)
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