Gagnoa, 23 mai 2026 (AIP) – Le député-maire de Gagnoa, Yssouf Diabaté, a réaffirmé vendredi 23 mai 2026 lors d’une conférence de presse à son cabinet, le droit de propriété de la commune sur le site de l’actuel hall d’information situé au quartier Dioulabougou, au centre d’une controverse avec un collectif citoyen.
Le premier magistrat de la commune a rejeté les accusations d’« usurpation de domaine public » portées par le « collectif pour la sauvegarde du hall d’information », affirmant que le site constitue une propriété de la mairie. Il a indiqué s’appuyer sur les documents de passation de charges de 2018, les pièces cadastrales et les actes liés à la construction.
« J’affirme, réaffirme et confirme que le site abritant le hall d’information est une propriété de la mairie », a-t-il déclaré, soutenant qu’il ne s’agit « en aucune façon d’un espace public ».
Yssouf Diabaté a également évoqué une démarche antérieure du ministère de la Communication visant à récupérer le site pour y implanter une direction régionale, sans aboutir, selon lui, en raison du statut foncier du terrain. Il a précisé que la commune entend valoriser ce patrimoine dans le cadre d’une délibération municipale.

Réagissant aux accusations du collectif, il a estimé qu’il s’agit d’une « manœuvre politique », assurant que la mairie agit dans le respect de la légalité. Il a rappelé qu’en 2002, un arrêté municipal avait déjà envisagé un usage différent du site, avant d’évoquer une dégradation progressive de l’espace.
Plus tôt dans la journée, le « mouvement pour la sauvegarde du hall d’information », conduit par son porte-parole Amadou Sanogo, avait appelé à la préservation du site, qu’il considère comme un espace public. Le collectif estime qu’un changement d’affectation nécessiterait une consultation des populations et dénonce une procédure qu’il juge irrégulière. Il a annoncé avoir saisi les autorités administratives et judiciaires.
Sur le terrain, les travaux de réaménagement du site se poursuivent, les techniciens évoquant un arrêt temporaire lié à une panne d’engins. Les opérations devraient reprendre dans les prochains jours, selon les responsables du chantier.
(AIP)
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