Abidjan, 29 mai 2026 (AIP)- L’Agence sanitaire de l’Union africaine (Africa CDC) a annoncé intensifier ses efforts pour mettre au point un vaccin et un traitement contre la souche Bundibugyo du virus Ebola, actuellement en circulation en République démocratique du Congo (RDC) et en Ouganda, a rapporté jeudi 28 mai 2026 des médias.
« Plusieurs études sont en cours et nous disposons déjà de candidats vaccins prometteurs », a déclaré le directeur général de l’Africa CDC, Jean Kaseya, lors d’un briefing.
Le responsable africain n’a toutefois pas précisé de calendrier exact pour l’aboutissement des recherches, évoquant néanmoins l’objectif d’obtenir des résultats « d’ici à la fin de l’année».
Jean Kaseya a également révélé avoir reçu « un message du ministre russe de la Santé informant que la Russie avait déjà développé un vaccin » contre cette variante d’Ebola. « Mon équipe collabore actuellement avec les scientifiques russes ainsi qu’avec d’autres partenaires internationaux afin d’évaluer les résultats obtenus », a-t-il ajouté.
La souche Bundibugyo sévit actuellement en RDC et en Ouganda, où elle a déjà touché plus de 900 personnes et provoqué plus de 200 décès, selon les autorités sanitaires. À ce jour, aucun vaccin homologué ni traitement spécifique n’est disponible contre cette variante du virus Ebola.
Face à la progression de l’épidémie, les autorités sanitaires africaines appellent à un renforcement de la coopération internationale et à une accélération des recherches afin de contenir la maladie.
L’épidémie a été déclarée le 15 mai en Ituri, province du nord-est de la RDC, pays qui compte plus de 100 millions d’habitants et figure parmi les plus pauvres au monde. Des cas ont depuis été enregistrés dans deux autres provinces de RDC (Nord et Sud-Kivu) ainsi qu’en Ouganda, pays voisin, où sept infections confirmées, dont une mortelle, ont été recensées.
L’Africa CDC a en outre ajouté la Somalie à la liste de désormais 11 pays à risque d’être touchés par le virus, en plus de la RDC, épicentre de l’épidémie et de l’Ouganda. Cette liste comprenait déjà le Soudan du Sud, le Rwanda, le Kenya, la Tanzanie, l’Ethiopie, le Congo, le Burundi, l’Angola, la Centrafrique et la Zambie.
Plus de 1 077 cas suspects – 246 décès – ont été enregistrés jusqu’ici, a rappelé Jean Kaseya dans un nouveau bilan. En l’absence de vaccin et de traitement homologué contre la souche Bundibugyo du virus responsable de la flambée actuelle, les mesures pour tenter d’endiguer sa propagation reposent essentiellement sur le respect des mesures barrières et la détection rapide des cas.
(AIP)
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