Abidjan, 18 juil 2025 (AIP) – L’Office ivoirien des parcs et réserves (OIPR) a organisé jeudi 17 juillet 2025 à Abidjan, l’atelier national de validation du Plan d’aménagement et de gestion (PAG) 2024–2033 de la Réserve naturelle de Bossématié (RNB).
Cette rencontre, tenue avec l’appui financier de la GIZ à travers son programme Pro2GRN, marque une étape décisive dans la stratégie de conservation durable des ressources naturelles de la Côte d’Ivoire. Créée par Décret n°2022-243 du 30 mars 2022, la réserve naturelle de Bossématié fait partie réseau d’aires protégées gérées par l’OIPR.
A cette occasion, le conservateur général Tondossama Adama, directeur général de l’OIPR, est revenu le surclassement de la forêt classée de Bossématié.
« Dans le cadre de la mise en œuvre de la politique forestière de l’État, le gouvernement a créé la réserve naturelle de Bossématié, qui vient donc s’ajouter à l’ensemble des aires protégées que l’Office gère», a-t-il précisé.
L’atelier visait à valider le principal outil stratégique de gestion élaboré à l’issue d’un processus inclusif et participatif, mobilisant populations locales, autorités administratives et coutumières, partenaires techniques et financiers.
« il s’agit aujourd’hui de valider ce plan qui a nécessité l’implication de tous les acteurs nationaux et locaux », a-t-il ajouté.
Ce PAG décennal, qui nécessite un investissement global de huit milliards de francs CFA, est structuré autour de cinq programmes clés à savoir protection des habitats et restauration des zones dégradées, suivi écologique et la recherche, gestion participative, communication et inclusion sociale, aménagements de gestion, infrastructures touristiques et équipements,
et enfin, management et coopération régionale.
Représentant la GFA Consulting group (Allemagne), cabinet technique mandaté par la GIZ, Minattallah Boutros a mis en lumière l’approche intégrée adoptée pour la mise en œuvre du PAG.
« Comme Bossématié est nouvellement surclassée, nous avons commencé à zéro, en appuyant l’OIPR et les communautés à plusieurs niveaux. Nous avons accompagné l’OIPR dans l’élaboration de plusieurs outils notamment ce PAG mais aussi le mécanisme de gestion des plaintes et conflits, en vue de développer des concepts agroforestiers avec les villageois », a-t-elle précisé.
Mme Boutros a salué l’engagement des populations locales à travers leur collaboration étroite avec les populations locales.
« On a installé des cellules de sensibilisation environnementale dans les villages, des pépinières communautaires, et co-construit les plans de développement local. Nous sommes également ici pour poser les bases d’une gestion durable, alignée avec les standards internationaux, et surtout portée par ceux qui vivent autour de cette forêt », a-t-elle souligné.
L’atelier devrait déboucher sur deux résultats majeurs, la validation formelle du PAG, enrichi des observations des participants et l’élaboration d’un projet d’arrêté ministériel en vue de son approbation officielle par le ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Transition écologique.
(AIP)
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