Guitry, 28 sept 2025 (AIP) – Les habitants du quartier Kôkô 1 Djimini- dougou, dans la commune de Guitry, vivent depuis plusieurs années dans des conditions précaires, marquées par le manque d’eau potable et l’absence d’éclairage public. Une situation qui, selon eux, expose la population à de nombreux risques sanitaires et sécuritaires.
Faute de réseau d’adduction fonctionnel, les habitants se voient contraints de s’approvisionner en eau dans un marigot, avec tous les risques sanitaires que cela comporte. Seul un puits situé chez le chef de quartier, M. Touré Baba, permet à quelques familles de se ravitailler.
« Depuis les années 1990, nous souffrons de ce problème. Nos enfants boivent une eau qui peut causer le choléra, la fièvre typhoïde ou encore le paludisme. Nous voulons que les autorités réagissent avant qu’une épidémie ne frappe notre quartier », a déclaré un habitant rencontré sur place.
Outre la question de l’eau, les habitants dénoncent également le manque de lampadaires fonctionnels. Sur les 56 poteaux électriques existants, la majorité est défectueuse, plongeant régulièrement le quartier dans l’obscurité. Cette situation, selon les riverains, favorise l’insécurité et complique la circulation des motos et véhicules dans le quartier.
Pour M. Kouadio Aimé, notable et planteur de Djiminibougou, la situation a assez duré : « Cela fait trois ans qu’on nous a parlé des compteurs à carte. On nous a même demandé 1 000 F CFA par personne, mais rien n’a été fait. La CIE doit se pencher sur notre cas. Ce problème ne touche pas seulement Kôkô 1, mais aussi Kôkô 2, le quartier Djimini-dougou, le Premier campement, Bad et Trésor. Nous demandons que les choses changent. »
Entre manque d’eau potable et absence d’éclairage public, les habitants de Kôkô 1 Djimini- dougou se disent fatigués d’attendre et appellent à des actions urgentes. Ils espèrent que les autorités locales, en collaboration avec la CIE et les structures hydrauliques, trouveront rapidement une solution durable à leurs difficultés.
(AIP)
cd/zaar

