Bouaflé, 11 déc 2025 (AIP)-La ville de Bouaflé abrite, du 10 au 11 décembre 2025, un atelier de présentation des résultats de l’analyse des forces et faiblesses, menaces et opportunités (FFOM) sur les programmes de formalisation, d’accès au crédit et de réduction du mercure au niveau local.
Cette rencontre, organisée dans le cadre du projet PlanetGold Côte d’Ivoire, réunit autorités administratives, acteurs communautaires, organisations de la société civile, universitaires et représentants du secteur minier.
Ouvrant la cérémonie, le coordonnateur du projet PlanetGold, Kouamé Arthur a exprimé sa profonde gratitude au préfet de région et à l’ensemble du corps préfectoral pour leur soutien constant à la mise en œuvre des activités. Il a salué l’engagement du sous-préfet de Pakouabo, Sigbeu Donatien, récemment distingué au Prix national de l’excellence, dont l’action soutenue contribue à l’atteinte des objectifs du projet dans les localités bénéficiaires.
Le coordonnateur a également rendu hommage au ministère de l’Environnement et au point focal de la convention de Minamata pour leur accompagnement technique, rappelant que PlanetGold s’inscrit dans l’engagement national de réduction progressive de l’usage du mercure dans l’exploitation minière artisanale.
Il a souligné la portée stratégique de l’essai de l’approche juridictionnelle, visant à éclairer les politiques publiques et à améliorer la coexistence entre artisanat minier, grande mine et aménagement du territoire.
Le point focal de la convention de Minamata, Dr Vi Amenan, a rappelé que la Côte d’Ivoire, depuis la ratification de ladite convention en 2019, s’est engagée à transformer durablement le secteur de l’orpaillage. Selon elle, l’analyse FFOM constitue « un outil stratégique essentiel » permettant d’ajuster les interventions et de renforcer la gouvernance locale dans l’exploitation minière artisanale et à petite échelle.
Elle a invité les participants à contribuer pleinement à la construction d’un modèle national fondé sur la responsabilité environnementale et le développement local.
La secrétaire générale de la préfecture, Mme Séka Lydie, représentant le préfet de région, a salué l’initiative et encouragé les acteurs à redoubler d’efforts pour éliminer l’usage du mercure, véritable menace pour la santé humaine et les écosystèmes. Elle a invité les chefs traditionnels à veiller à la préservation foncière en refusant la cession de terres aux exploitants clandestins.
En réunissant techniciens, décideurs et communautés, cet atelier constitue une étape déterminante pour faire de Bouaflé un territoire pilote en matière de formalisation minière, de gouvernance environnementale et de protection des populations.
(AIP)
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