Abidjan, 22 mai 2026 (AIP)-Le directeur général des Transports terrestres et de la circulation, Oumar Sacko, a annoncé jeudi 21 mai 2026 à Abidjan, la traque des dispositifs appelés « dabagaous », des structures métalliques installées sur les minicars pour protéger les pare-chocs, ainsi que des bavettes fantaisistes jugées dangereuses pour la sécurité routière.
Lors d’une rencontre tenue au siège du Haut Conseil du patronat des entreprises de transport routier de Côte d’Ivoire (HCPETR-CI), il a indiqué que ces mesures s’inscrivent dans une volonté de mise en ordre du secteur du transport urbain.
Le premier responsable de la direction générale des Transports terrestres et de la Circulation a également annoncé la création prochaine d’un espace dédié à la gestion des plaques d’immatriculation et aux procédures administratives liées au transport urbain, afin de faciliter les démarches des transporteurs et de renforcer la régulation des véhicules en circulation.
Il a par ailleurs précisé qu’à partir de la mi-juin, le ministère des Transports mettra à la disposition des usagers des documents provisoires leur permettant de circuler légalement, dans l’attente de la délivrance des titres définitifs tels que le permis de conduire et la carte grise. Une opération spécifique sera également lancée pour la réimmatriculation des véhicules de type « gbaka », dont plusieurs ne parviennent pas à obtenir leurs documents administratifs.
Ces mesures visent à apaiser les tensions au sein du secteur du transport urbain, notamment chez les chauffeurs de minicars « gbaka », taxis compteurs et autres véhicules de transport en commun, qui dénoncent les lenteurs administratives, la pression des contrôles routiers, les sanctions issues de la vidéo-verbalisation, ainsi que la hausse du coût du carburant.
Le directeur général du HCPETR-CI, Diaby Ibrahim, a pour sa part salué la qualité du dialogue social engagé avec le ministère des Transports, affirmant que les transporteurs sont « satisfaits de ce cadre d’échanges fondé sur la négociation et la concertation », notamment sur les questions liées au carburant, à la fiscalité et aux mesures d’accompagnement.
Le commissaire divisionnaire-major Touré Abdul Kader, directeur général de la Police spéciale de la sécurité routière, a rappelé l’importance du respect strict du code de la route et des procédures administratives afin de garantir la sécurité de l’ensemble des usagers.
Cette rencontre marque une nouvelle étape dans la réforme du transport urbain en Côte d’Ivoire, avec pour objectif de structurer le secteur tout en tenant compte des réalités sociales et économiques des acteurs du transport.
(AIP)
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