Abengourou, 22 mai 2026 (AIP) – Le directeur du Centre ivoirien antipollution (CIAPOL), Yapo Ossey Bernard, a affirmé jeudi 21 mai 2026 à Abengourou, que la Côte d’Ivoire traverse une véritable crise environnementale due à l’orpaillage clandestin et à certaines activités industrielles ne respectant pas les normes environnementales.
« Aujourd’hui, l’orpaillage clandestin et certaines activités industrielles mettent gravement en péril nos ressources en eau », a déclaré M. Yapo à l’ouverture de la sixième édition de l’atelier d’information et de sensibilisation des industriels sur le respect des normes environnementales, organisé par le ministère de l’Environnement et de la Transition écologique à travers le CIAPOL.
Placée sous le thème « Les missions du CIAPOL : quelle collaboration avec les industriels ? », la rencontre a réuni les autorités administratives, les collectivités territoriales ainsi que plusieurs opérateurs économiques des régions de l’Indénié-Djuablin et du Gontougo.
Les échanges ont porté sur les risques environnementaux liés aux activités industrielles, notamment la pollution des eaux, les nuisances sonores, les mauvaises odeurs et la dégradation des sols. Selon le directeur du CIAPOL, les principales causes de cette crise environnementale demeurent l’orpaillage illégal et certaines pratiques industrielles non conformes aux exigences environnementales.
M. Yapo a évoqué la récente mortalité massive de poissons enregistrée dans le fleuve Bandama après le déversement accidentel de près de 4 000 tonnes de mélasse par une unité sucrière, appelant au renforcement de la vigilance et des mécanismes de prévention.
Le directeur du CIAPOL a appelé a invité les opérateurs économiques au respect strict des normes environnementales afin de préserver les ressources naturelles, notamment les cours d’eau menacés par l’orpaillage clandestin et certaines activités industrielles.
Yapo Ossey a souligné que l’activité industrielle, bien qu’essentielle au développement économique du pays, doit impérativement s’exercer dans le respect des règles de protection de l’environnement et de la santé publique. Il a rappelé que toute entreprise doit réaliser une étude d’impact environnemental et social avant son installation, puis déclarer ses activités au CIAPOL afin de se soumettre à des inspections régulières.
« Le Code de l’environnement ne doit pas être perçu comme une contrainte, mais comme un cadre garantissant une activité économique responsable et durable », a soutenu M. Yapo Ossey Bernard, estimant qu’une entreprise respectueuse des normes environnementales renforce sa compétitivité et sa crédibilité.
Cette plateforme d’échanges initiée par le CIAPOL vise à renforcer la collaboration entre l’administration environnementale et les acteurs économiques à l’intérieur du pays, après les étapes de San Pedro, Abidjan, Daloa, Yamoussoukro et Man.
(AIP)
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