Abidjan, 02 juin 2026 (AIP) – La directrice de cabinet du ministre des Eaux et Forêts, le Conservateur général Zouzou Mailly Elvire, a procédé, mardi 2 juin 2026 à Cocody, à l’ouverture de l’atelier de lancement du processus d’élaboration de la stratégie nationale et du plan de mise en œuvre de la Convention sur la protection et l’utilisation des cours d’eau transfrontières et des lacs internationaux en Côte d’Ivoire.
Ces assises, qui s’achèvent ce mercredi 3 juin 2026, visent à identifier les priorités sur lesquelles le pays entend concentrer ses efforts dans le cadre de la mise en œuvre de cette Convention, ainsi qu’à adopter la feuille de route devant guider l’élaboration de la stratégie nationale et du plan d’action y afférent.
S’exprimant au nom du ministre des Eaux et Forêts, le Conservateur général Zouzou Mailly a souligné que cet atelier constitue « une étape importante dans la concrétisation des engagements pris par la Côte d’Ivoire en matière de gouvernance de l’eau et de coopération transfrontalière ». Elle a rappelé que l’eau représente aujourd’hui un enjeu majeur de paix, de sécurité, de résilience climatique et de développement durable.
« Sous l’effet conjugué de la croissance démographique, de l’urbanisation, du développement économique et des changements climatiques, la pression exercée sur nos ressources en eau s’intensifie. Une gestion concertée des cours d’eau transfrontaliers est désormais indispensable pour garantir notre sécurité hydrique, alimentaire et environnementale », a-t-elle déclaré.
Le directeur général des Ressources en eau, Yéo Eugène, a indiqué que la Côte d’Ivoire dispose d’une douzaine de grands bassins versants, dont huit sont partagés avec les pays voisins.
Selon lui, cette situation rend indispensable un renforcement de la coopération régionale afin de relever efficacement les défis liés notamment à la pollution des ressources hydriques, à la dégradation de la qualité de l’eau et aux effets du changement climatique.
« Depuis son adhésion à la Convention en 2024, la Côte d’Ivoire bénéficie d’un accompagnement technique et financier destiné à faciliter sa mise en œuvre. L’objectif est désormais d’élaborer un plan d’action national assorti de fiches-projets permettant d’apporter des réponses concrètes aux défis identifiés », a expliqué M. Yéo.
Il a précisé que ce processus est financé par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), grâce à l’appui obtenu auprès du secrétariat de la Convention.
Au nom de la Convention des Nations Unies sur l’eau, Komlan Sangbana et le représentant la CEDEAO, Kouassi Alexis ont tous deux insisté sur l’importance de la coopération transfrontalière et de l’élaboration d’un plan national structuré afin de garantir une gestion durable et efficace des ressources en eau en Côte d’Ivoire.
(AIP)
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