Dimbokro, 05 juin 2026 (AIP) – Des autorités administratives, sanitaires et communautaires se sont engagées à prendre plus en compte les besoins des femmes et filles handicapées du département de Dimbokro dans la lutte contre le paludisme, lors d’un atelier de plaidoyer qui s’est tenu mercredi 3 juin 2026 au district sanitaire de Dimbokro (Centre-Est, région du N’Zi), à l’initiative de l’Union nationale des femmes handicapées de Côte d’Ivoire (UNAFEHCI).
Cet engagement a été pris face aux nombreuses barrières d’accès aux services de prévention, de diagnostic, de traitement et d’information sur le paludisme, entre autres, la faible accessibilité aux services de santé, ainsi que les discriminations et stigmatisations persistantes.
Pour le sous-directeur des affaires sociales du conseil régional du N’Zi, Kouadio N’Dri Martin, le fonds alloué à la santé va être en hausse pour permettre une prise en compte efficiente de la question transversale ‘’femmes et filles handicapées / paludisme’’.
« Nous continuons de mobiliser les ressources financières pour leur prise en compte. Ce seront donc des centres de santé plus adaptés aux personnes handicapées et des campagnes de communication plus poussées pour lutter contre les clichés », s’est-il exprimé.
Quant au directeur départemental de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, Dr Manouan Nogbou Jean Marc, il a promis de mutualiser ‘’les efforts pour faire reculer le paludisme » dans le département de Dimbokro.
« Nous nous engageons à faire de telle sorte que ces personnes handicapées ne puissent pas rester en marge de notre système de santé, un système de santé résilient qui tient compte de la présence de toutes les personnes », a-t-il déclaré.
La présidente de l’UNAFEHCI, Anne Cécile Konan, s’est félicitée des promesses faites, au nombre desquelles le fait de rendre les centres de santé plus accessibles aux personnes handicapées, d’adapter les plateaux techniques et les moyens de communication qui sont des avancées majeures à renforcer.
« Merci à toutes ces autorités et à ces acteurs clés qui, par leur engagement, font avancer la lutte contre le paludisme chez les femmes et les filles handicapées en prenant en compte les différentes observations », a-t-elle affirmé, promettant de continuer de ‘’promouvoir une approche participative et inclusive afin que nul ne soit laissé de côté pour l’accès aux services de santé et de prévention du paludisme’’.
Outre le conseil régional et la direction départementale de la Santé, ce plaidoyer a été mené, au total, auprès de 25 entités dont la préfecture, la direction régionale de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, celle de la Protection sociale ainsi que les organisations de la société civile et les leaders religieux.
Initiée dans le cadre du projet ‘’Voix essentielles de la lutte contre le paludisme’’ avec pour partenaire ‘’Speak up africa’’, cette campagne est également menée dans le district autonome de Yamoussoukro.
(AIP)
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