Yamoussoukro, 04 nov 2026 (AIP) – L’Union nationale des aménagistes aquacoles de Côte d’Ivoire (UNAMEACI) a procédé, mercredi 4 novembre 2026 à Yamoussoukro, au lancement officiel de ses activités, à l’occasion de sa première édition d’atelier bilan du projet PRECCINOV.
Cette rencontre, qui se déroule sur deux jours, vise à évaluer les travaux réalisés dans le cadre de ce projet, à partager les expériences des acteurs et à identifier les difficultés rencontrées sur le terrain afin d’améliorer les interventions futures.
Elle constitue également un cadre de renforcement des capacités des aménagistes sur les questions de structuration organisationnelle, de gouvernance, de partenariat et de suivi-évaluation.
Le président de l’UNAMEACI, Diabagaté Fétigué, a expliqué que cet atelier permettra aux membres de tirer les enseignements de leurs expériences et de corriger les insuffisances constatées dans l’exécution des activités du projet.
« Nous avons fait un excellent travail, mais la perfection n’est pas de ce monde. Il était impérieux que nous nous retrouvions pour définir ce qui a marché et ce qui n’a pas marché », a-t-il indiqué.
Il a également évoqué les difficultés liées à la pollution des ressources en eau, notamment sous l’effet de l’orpaillage clandestin, qui affecte les activités aquacoles. Il a salué les dispositions prises par l’État pour favoriser la réalisation d’aménagements adaptés dans les bas-fonds et les étangs.
L’organisation ambitionne ainsi de contribuer à l’accroissement de la production aquacole sur l’ensemble du territoire national, à travers la réalisation d’étangs piscicoles et de casiers rizicoles, en vue de soutenir l’autosuffisance alimentaire.
Pour le secrétaire de l’Union, Soumahoro Soumaïla, cette rencontre constitue une occasion de corriger les insuffisances relevées dans la mise en œuvre du projet PRECCINOV et de préparer les membres à de nouvelles opportunités professionnelles.
Il a exprimé le souhait de voir les aménagistes bénéficier de davantage de contrats auprès des structures publiques et privées pour la construction d’étangs piscicoles, de barrages et de retenues d’eau à travers le pays.
Intervenant en qualité de formateur, Tabi Djèhi, représentant du ministère des Ressources animales et de l’Interprofession aquacole (INTERAQUA), a insisté sur la nécessité pour les organisations professionnelles de définir clairement leurs objectifs, de disposer d’organes de gestion et de contrôle et de renforcer les compétences de leurs dirigeants.
Il a également souligné l’importance de la transparence dans la gestion, de la reddition des comptes et du développement de partenariats pour garantir la crédibilité des organisations auprès de leurs partenaires.
Cette première édition devrait être suivie d’une autre en juin 2027.
(AIP)
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