Abidjan, 04 nov 2026 (AIP) – Des femmes leaders issues des partis politiques et de la société civile ont plaidé, mercredi 4 novembre 2026 à Abidjan, pour une meilleure prise en compte de leurs préoccupations dans le processus de réforme électorale, en vue de renforcer leur représentation dans les instances de décision.
Cet appel a été lancé lors d’un dialogue organisé au siège du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) par le Groupe de plaidoyer pour une gouvernance électorale inclusive (GPGEI), autour des obstacles à la participation des femmes à la gouvernance électorale.
La présidente du GPGEI, Marie Flore Bégou, a invité les participantes à dépasser leurs divergences pour élaborer des stratégies communes. « Notre ambition n’est pas de gommer nos différences, mais de faire de notre diversité une richesse collective », a-t-elle déclaré, appelant à faire des femmes de véritables actrices des décisions qui engagent leur avenir.
En présence du président du CNDH, Dr Christian Arnaud Adjélou, les échanges ont permis de relever plusieurs freins à leur participation politique, notamment les pesanteurs socioculturelles, les discriminations, l’insuffisance des ressources et les violences politiques.
Les participantes ont également déploré le décalage entre la forte mobilisation des femmes pendant les campagnes électorales et leur faible représentation dans les instances de décision.
À l’issue des travaux, les participantes ont adopté une déclaration commune préconisant notamment une représentation d’au moins 30% de femmes au sein de l’administration électorale, avec une évolution progressive vers la parité. Elles ont également recommandé la création d’un observatoire citoyen chargé de suivre l’égalité de genre et les violences politiques faites aux femmes.
« Les femmes ne sauraient être de simples bénéficiaires des réformes électorales. Elles doivent en être des actrices à part entière », souligne la déclaration, qui exhorte les pouvoirs publics, les partis politiques et les organisations de la société civile à œuvrer en faveur d’une gouvernance électorale plus inclusive.
Le plaidoyer est adressé aux pouvoirs publics et aux institutions chargées de la réforme électorale, ainsi qu’aux partis politiques, aux organisations de la société civile et aux partenaires techniques et financiers.
(AIP)
es/cmas

