Bouna, 23 août 2025 (AIP) – Dans le cadre du développement urbain des villes secondaires ivoiriennes, Bouna s’est dotée d’un comité de gestion des plaintes dont les membres ont été formés jeudi 21 et vendredi 22 août 2025 pour mieux traiter les réclamations liées aux projets d’infrastructures.
Cet atelier de renforcement des capacités s’inscrit dans le Projet de développement durable et inclusif des villes secondaires (PDDIVS), financé par la Banque mondiale. Selon le spécialiste en développement social Dr Félix Youl, la mise en place d’un Mécanisme de gestion des plaintes (MGP) constitue « une condition sine qua non » pour tout projet bénéficiant du financement de l’institution internationale.

Les travaux d’infrastructures génèrent comme toute intervention ayant un impact environnemental et social, des conséquences sur les populations et leur cadre de vie, a-t-il expliqué, justifiant la nécessité d’un mécanisme efficace pour traiter les plaintes multiples qui peuvent en découler.
Le comité, mis en place le 14 mars 2025 et présidé par le préfet de région Yacouba Doumbia, se distingue par sa composition inclusive. Il rassemble des représentants de la mairie, des services techniques, du projet, mais aussi des associations de femmes et de jeunes, ainsi que des leaders communautaires et guides religieux.
Cette approche participative vise à garantir une meilleure représentativité dans le traitement des préoccupations, notamment celles touchant aux questions sensibles comme les violences basées sur le genre ou l’exploitation sexuelle.
Le PDDIVS, qui ambitionne d’améliorer l’accès aux infrastructures vertes et résilientes dans les villes secondaires, couvre huit communes : Korhogo, Ferkessédougou, Boundiali, Odienné, Tengréla, Ouangolodougou, Bouna et Man. Le projet vise également à renforcer les capacités des collectivités locales en matière de développement urbain et économique.
AIP)
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