Bouaflé, 19 juin 2025 (AIP)-Le directeur régional de l’Environnement, du Développement durable et de la Transition écologique de la Marahoué, Tanou Kouassi Jean, a lancé un appel à l’action collective et individuelle pour mettre fin à la pollution plastique.
Il s’exprimait, mercredi 18 juin 2025, à la salle de conférences de la préfecture de Bouaflé, à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de l’environnement 2025, placée sous le thème « Mettre fin à la pollution plastique ».
Devant le préfet de la région de la Marahoué, préfet du département de Bouaflé, Gonbagui Gueu Georges, des directeurs et chefs de services, des chefs traditionnels et guides religieux, des représentants d’ONG, de la société Perseus Mining Yaouré, de Sucrivoire de Zuénoula ainsi que des leaders des jeunes et des femmes, M. Tanou a dressé un tableau préoccupant de l’impact des déchets plastiques sur l’environnement, la santé humaine et les écosystèmes.
« Plus de 400 millions de tonnes de plastique sont produites chaque année dans le monde, mais moins de 10 % sont recyclées. Le reste s’accumule dans nos rues, nos forêts, nos rivières, nos océans et jusque dans nos organismes », a-t-il alerté.
Il a rappelé que cette pollution entraîne la mort de plus de 100 000 mammifères marins chaque année et que chaque être humain ingère l’équivalent d’une carte bancaire en micro plastiques chaque semaine. Selon lui, si rien n’est fait, la production mondiale de plastique pourrait doubler d’ici 2040, aggravant la crise écologique actuelle.
Pour le directeur régional, il est urgent de sortir du modèle de production linéaire et de favoriser une économie circulaire, fondée sur le recyclage, la réutilisation et la réduction à la source.
« Mettre fin à la pollution plastique, c’est repenser notre rapport au plastique, promouvoir les alternatives durables et adopter des comportements responsables », a-t-il insisté, en soulignant que cette transition exige l’engagement du gouvernement, du secteur privé, des collectivités, de la société civile et de chaque citoyen.
Il a souligné que la Côte d’Ivoire soutient fermement l’élaboration d’un accord international ambitieux pour lutter contre les déchets plastiques, appelant à la conscience citoyenne. «Refusons les plastiques superflus, trions, réutilisons, innovons. Nous avons la responsabilité sacrée de transmettre à nos enfants une terre plus verte, plus saine et plus vivable. »

La cérémonie a été enrichie par trois communications phares : « Je suis un citoyen éco-responsable », « Pollution plastique et ses effets sur notre environnement » et « Contribution du secteur privé : partage d’expériences en matière de valorisation des déchets plastiques et d’économie circulaire par la société Sucrivoire de Zuénoula ».
Cette journée s’inscrit dans le cadre de la Quinzaine nationale de l’environnement, une initiative nationale visant à sensibiliser les populations sur l’urgence de réduire notre empreinte écologique, en luttant contre le gaspillage, la surexploitation des ressources naturelles et la pollution plastique.
Dans cette dynamique, une activité de sensibilisation est prévue le 26 juin 2025 à Kavaka, dans la sous-préfecture de Zuénoula, pour sensibiliser sur la préservation du fleuve Marahoué. Cette action mettra l’accent sur les menaces liées à l’orpaillage illégal, notamment l’utilisation du mercure et ses effets dévastateurs sur la qualité de l’eau et les ressources halieutiques.
(AIP)
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