Sassandra, 18 sept 2026 (AIP)- Le préfet de la région du Gboklê, préfet du département de Sassandra, Yao Kouassi Bruno, a annoncé la redynamisation de la cellule civilo-militaire de la localité afin de renforcer la lutte contre l’orpaillage illégal.
L’annonce a été faite lors de la restitution, vendredi 18 septembre 2026 à Sassandra, de l’atelier national de concertation sur la lutte contre l’orpaillage illégal, tenu les 4 et 5 septembre à Yamoussoukro sous l’égide du Conseil national de sécurité (CNS).
La redynamisation de la cellule consistera notamment à actualiser sa composition, avec le remplacement des membres qui ne sont plus en fonction dans la localité.
Selon Yao Kouassi Bruno, le corps préfectoral est désormais appelé à jouer un rôle central dans le dispositif de lutte contre l’orpaillage illégal, à travers une meilleure coordination des actions des forces de défense et de sécurité.
Il a rappelé que l’État a mené, de juillet 2021 à juillet 2026, plus de 8 500 opérations ayant permis le déguerpissement de plus de 1 000 sites d’orpaillage illégal colonisés ou recolonisés.
Ces opérations ont également conduit au déferrement de 4 665 individus, à la saisie d’environ 136 kg d’or, de plus d’un milliard de francs CFA et de 740 pelleteuses, selon les données communiquées lors de la restitution.
Sur la même période, plus de 15 milliards de francs CFA ont été mobilisés par l’État pour soutenir les actions de lutte contre l’orpaillage illégal.
Malgré ces résultats, la persistance du phénomène appelle, selon le préfet, à renforcer le dispositif de lutte. Les travaux de Yamoussoukro ont notamment recommandé une responsabilisation accrue du corps préfectoral, une meilleure coordination des acteurs ainsi que le renforcement des mécanismes de veille, de renseignement et d’alerte.
Les participants ont également insisté sur la nécessité de renforcer le caractère dissuasif des sanctions à l’encontre des exploitants illégaux, mais aussi de leurs complices, commanditaires et financiers.
La restitution a réuni les chefs de service, les autorités judiciaires et coutumières, les leaders de jeunesse ainsi que les responsables des associations féminines de Sassandra.
(AIP)
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