Touba, 24 août 2026 (AIP) – La troisième session ordinaire de l’année 2026 du conseil régional du Bafing a placé la gestion rigoureuse des ressources publiques, la mutualisation des partenariats et la réalisation d’infrastructures au cœur des échanges, lundi 24 août 2026 à Touba.
Présidée par le président du conseil régional, Mamadou Sanogo, en présence du préfet de région, préfet du département de Touba, Kouakou Yao Dinard, la session a réuni conseillers régionaux, élus locaux, responsables administratifs, chefs de service, autorités traditionnelles et religieuses ainsi que plusieurs cadres de la région.
Au plan financier, le directeur de l’administration et des finances a présenté l’état d’exécution du budget 2026, équilibré en recettes et en dépenses à 6,418 milliards de FCFA. Les recettes recouvrées s’établissent à 1,749 milliard de FCFA, pour des mandatements globaux de 526,760 millions de FCFA.
Le fonctionnement affiche un taux de recouvrement de 69,99 %, avec 806,736 millions de FCFA mobilisés sur une prévision de 1,153 milliard de FCFA. Pour l’investissement, 942,819 millions de FCFA ont été recouvrés sur une prévision de 5,543 milliards de FCFA.
Mamadou Sanogo a appelé à une utilisation efficace des ressources afin d’accélérer les investissements au profit des populations, tout en souhaitant que les différents partenariats contribuent davantage au développement des entreprises et jeunes entrepreneurs locaux.
Cette orientation s’inscrit dans le partenariat entre le conseil régional et l’Office ivoirien des parcs et réserves (OIPR), présenté par le chef secteur du pnbarc national du Mont Sangbé, le lieutenant Koné Yahya. Cette collaboration vise à éviter les chevauchements de projets et à améliorer les conditions de vie des populations riveraines, notamment à Guintéguela et Ouaninou, à travers des pompes hydrauliques, des écoles, des centres de santé et des activités génératrices de revenus.
Le préfet Kouakou Yao Dinard a, pour sa part, appelé les cadres et élus à s’impliquer davantage dans la lutte contre l’orpaillage clandestin, le trafic du cacao, les conflits fonciers et les constructions anarchiques d’élevages.
Mamadou Sanogo a également dénoncé les effets de l’orpaillage clandestin sur les terres agricoles et les ressources en eau, invitant les jeunes à privilégier les activités aurifères conformes à la réglementation.
Les travaux ont ainsi consacré la nécessité d’une action concertée entre autorités, collectivités, services techniques, partenaires et populations pour accélérer le développement durable du Bafing.
(AIP)
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