Yamoussoukro, 05 nov 2026 (AIP) – La Commission nationale des frontières de Côte d’Ivoire (CNFCI) a ouvert, jeudi 04 novembre 2026 à Yamoussoukro, un séminaire d’information et d’échanges de deux jours à l’intention du corps préfectoral des zones frontalières, en vue de favoriser une appropriation optimale de la Politique nationale de gestion intégrée des frontières (PNGIF-CI).
Organisée à l’Hôtel Président avec l’appui technique et financier du Centre international pour le développement des politiques migratoires (ICMPD), cette rencontre visait à renforcer les compétences des autorités administratives régionales et départementales, identifiées comme les pivots de la gouvernance et de la coordination des politiques publiques déconcentrées dans les territoires frontaliers.
S’exprimant à cette occasion, le secrétaire exécutif de la CNFCI, Konaté Diakalidia, a souligné le rôle central dévolu aux préfets dans l’implémentation de cette feuille de route gouvernementale.
« Les préfets des zones frontalières sont les véritables centres d’impulsion et de coordination. Dans le cadre de cette approche intégrée, il appartient à ces autorités d’être parfaitement imbues du contenu de la politique nationale afin d’assurer la prévention structurelle des conflits, de conduire la diplomatie coutumière avec les pays voisins et d’impulser le développement socio-économique de ces bassins de vie », a-t-il déclaré.
M. Konaté a rappelé que la PNGIF-CI, adoptée en Conseil des ministres le 12 juin 2024, repose sur des axes fondamentaux tels que la sécurisation du territoire par la délimitation des frontières, la coopération transfrontalière pour renforcer l’intégration communautaire, le relèvement du niveau infrastructurel et le renforcement des capacités des acteurs de terrain.
Représentant le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, le directeur général de l’administration du territoire, Ibrahim Bayo, a pour sa part insisté sur la nécessité de rationaliser les interventions de l’État dans des zones traditionnellement vulnérables et sujettes à des tensions sociopolitiques et sécuritaires.
« Les zones frontalières sont des espaces sensibles où la multiplicité des intervenants exigeait un cadre clarifié. La PNGIF-CI vient harmoniser ces actions, et son appropriation par le préfet est indispensable pour garantir l’efficacité des opérations sur le terrain », a indiqué M. Bayo.
Prenant la parole au nom des partenaires techniques, la cheffe de projet de l’ICMPD, Natalia Spunjini, a réaffirmé l’engagement de son organisation intergouvernementale aux côtés de la Côte d’Ivoire.
Elle a souligné l’importance d’accompagner les institutions nationales dans la mise en œuvre des protocoles de la CEDEAO sur la libre circulation, afin de faire des espaces frontaliers des zones de paix, de cohésion et de développement durable.
Installé le 29 janvier 2020, le secrétariat exécutif de la CNFCI entend, à travers cette campagne de vulgarisation, corriger les vulnérabilités structurelles identifiées aux frontières ivoiriennes et transformer progressivement ces territoires en corridors de prospérité et de sécurité intégrée.
(AIP)
gak/fmo

