Bouaké, 7 nov 2026 (AIP)- L’Unité de coordination du Projet d’investissement forestier phase 2 (PIF 2) a organisé, jeudi 5 et vendredi 6 novembre 2026 à Bouaké, une session de formation de 26 acteurs de mise en œuvre du projet sur le genre et l’inclusion sociale dans la gestion forestière.
Cette formation s’inscrit dans le cadre de la stratégie Genre et inclusion sociale du PIF 2, qui vise à garantir la participation des femmes, des hommes, des jeunes et des groupes vulnérables aux activités de conservation des forêts et de développement des communautés rurales.
Elle a pour objectif de renforcer les capacités des parties prenantes sur les concepts du genre, les inégalités structurelles et les mécanismes d’inclusion, afin de favoriser un accès équitable aux ressources forestières et aux opportunités économiques offertes par le projet.
Les 26 participants sont issus du ministère des Eaux et Forêts, de la Société de développement des forêts (SODEFOR), de l’Office ivoirien des parcs et réserves (OIPR), de l’association MALEBI et de la réserve naturelle N’Zi River Lodge.
Cinq modules ont été abordés. Ils portent sur les concepts fondamentaux du genre et de l’inclusion sociale, la prise en compte du genre dans les normes du Cadre environnemental et social de la Banque mondiale, l’intégration du genre dans la mise en œuvre du PIF 2, la gestion des risques d’exploitation et d’abus sexuels et de harcèlement sexuel (EAS/HS), ainsi que les outils de planification, de rapportage, de suivi et d’évaluation sensibles au genre.
Selon la spécialiste genre à l’Unité de coordination du PIF 2, Ano Kouao Touré, cette session vise à amener les partenaires à intégrer la dimension genre dans leurs interventions pour réduire les inégalités entre les différentes catégories sociales.

« Il était question de renforcer les capacités de nos partenaires, notamment, la SODEFOR, l’OIPR, MALEBI, N’Zi River Lodge et le ministère des Eaux et Forêts, sur l’intégration du genre dans la mise en œuvre du PIF 2, afin que les femmes, les hommes, les jeunes et les groupes vulnérables puissent bénéficier des activités génératrices de revenus », a-t-elle expliqué.
Elle a indiqué que les interventions du projet comprennent la création d’activités génératrices de revenus, le renforcement des compétences des bénéficiaires et la production de plants en pépinière pour le reboisement des agroforêts et des forêts classées dans les zones Centre et Nord.
Le PIF 2 prévoit également des échanges d’expériences avec les producteurs de cacao intervenant dans les zones d’agroforesterie, notamment, à Azaguié et à Abengourou, afin de favoriser le partage des connaissances et l’accès des différentes catégories sociales aux retombées du projet.
Au nom des participants, le directeur départemental des Eaux et Forêts de Béoumi, couvrant également les départements de Botro et de Sakassou, le lieutenant-colonel Séka Germain, a souligné l’importance de l’implication des femmes dans la gestion forestière.
« La foresterie concerne tout le monde. C’est la gestion participative qui contribue au développement et nécessite l’implication de toutes et de tous. Participer à la restauration de la forêt, c’est aider à la productivité de nos champs et contribuer au développement local. Les femmes, les enfants, les jeunes et les hommes doivent œuvrer ensemble à la protection et à la sauvegarde de l’environnement », a-t-il déclaré.
La formation de Bouaké fait suite à celle organisée les 2 et 3 novembre 2026 à San Pedro, qui a réuni 53 partenaires de mise en œuvre du PIF 2.
(AIP)
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