Abidjan, 02 août 2026 (AIP)- Le préfet d’Abidjan, Andjou Koua, a annulé samedi 1er août 2026,à Abidjan, une cérémonie initiée par les garants des us et coutumes Atchan, du village de Bidjanté, à Attécoubé, pour destituer le chef en exercice Ahizi Eliam Djagoua Guy.
Informé des risques d’échauffourées qui prenaient progressivement forme dans ledit village, avec des jeunes proches du chef Ahizi qui voulaient empêcher la cérémonies des sages, M. Andjou a fait suspendre l’activité et convoqué les différentes parties à une rencontre, le mardi 4 août, à son cabinet.
Selon une note d’information, le village de Bidjanté, dans la commune d’Attécoubé, n’a plus sa quiétude qu’on lui connaissait et ressemblait samedi à une zone de guerre opposant deux camps. Depuis un moment, la gestion du chef Guy Ahizi, décriée par une frange de la population, mettait à mal la cohésion sociale dans le village.
Exaspérés par cette situation qualifiée de « déshonorante » par les garants des us et coutumes Atchan, notamment le doyen du village de Bidjanté, Nanan Biégot Laurent, et chef de terre, le vice-doyen, Nanan Alloué Paul, doyen de la génération Dougbo et membre du collège des anciens et des sages et le doyen de la génération Tchagba, Bessi Fernand, ont donc engagé une procédure de destitution du chef.
Ils ont choisi la date du 1er août pour mettre à exécution leur décision de proclamer officiellement que le village de Bidjanté ne se reconnait plus en la personne de Ahizi Djagoua Guy comme chef.
Mais c’était sans compter avec un groupuscule de jeunes gens surexcités qui ont empêché la tenue de la séance, créant du coup un énorme cafouillage qui a nécessité l’intervention de la gendarmerie nationale pour empêcher un affrontement imminent.
Informé de la situation, le préfet d’Abidjan a demandé au doyen du village sursoir à toute manifestation dans le village afin d’éviter tout débordement. Le calme est revenu par la suite dans le village,
Plusieurs griefs, selon la note d’information, sont reprochés au chef Ahizi Eliam Djagoua Guy, entre autres, le non-respect du principe de la collégialité dans la prise des décisions, le non-respect de la consultation préalable des organes coutumiers compétents, la mise en péril des intérêts des générations actuelles et futures, l’opacité persistante dans la gestion administrative et financière de la chefferie et la rétention abusive de documents et le refus de communiquer les documents relatifs au patrimoine foncier et immobilier du village.
(AIP)
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