Bouna, 25 juil 2025 (AIP)– Des membres de l’office du service civique national et la direction de l’apprentissage et de l’insertion professionnelle (DAIP) sont à Bouna dans le cadre d’un atelier de co-création réunissant les acteurs du Bounkani autour de l’employabilité, avec pour ambition de bâtir, de manière inclusive et participative, les fondements des actions futures de formation des jeunes dans la région du Bounkani.
Organisé avec l’appui du fonds des Nations unies pour l’Enfance (UNICEF), l’atelier s’est ouvert mardi 22 juillet 2025 et a pour objectif principal de définir le paquet d’interventions essentielles, de définir une feuille de route opérationnelle ainsi qu’un cadre de résultats permettant de clarifier les critères de réussite de cette initiative.
Cette activité est financée par Affaire mondiale Canada via le programme résilience dans le Nord. Elle réunit autorités administratives, élus locaux, acteurs de la société civile, jeunes leaders, jeunes participants à des programmes similaires, partenaires techniques et financier ainsi que les experts du secteur de la formation.
Le sous-directeur en charge de la coordination des centres de service civique, Mathieu Yao, s’est félicité pour sa part de cette collaboration avec la DAIP. Il a ajouté que les jeunes formés aux métiers bénéficieront concomitamment des modules de la formation civique et citoyenne et à l’engagement citoyen. Cela va permettre aux bénéficiaires d’être utiles à leurs communautés (travaux communautaires, volontariat, bénévolat, etc.) et d’apprendre à vivre en communauté.

Selon le chef de service Projets Apprentissage au ministère de l’Enseignement technique, de la Formation professionnelle et de l’Apprentissage, Kourouma Amara, « Ce dispositif permettra d’apporter une solution concrète à la problématique de l’employabilité des jeunes dans le Bounkani, une région frontalière particulièrement exposée à de nombreux défis », a-t-il expliqué, avant d’ajouter que cette initiative s’inscrit dans de la vision du ministre N’Guessan Koffi, plus précisément la composante « Appui aux populations vulnérables » de l’Ecole de la deuxième chance (E2C).
Ces interventions qui conjugueront apprentissage d’un métier, resocialisation et engagement citoyen ont été saluées par les jeunes participant à l’atelier, qui y voient une réelle opportunité d’apprendre un métier et d’être autonome.
(AIP)
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