Sassandra,1er août 2026 (AIP)- Le président de l’Assemblée des régions et districts de Côte d’Ivoire (ARDCI), Dr Eugène Aka Aouélé, a sensibilisé les populations des départements de Sassandra et de Fresco sur le rôle de la culture dans le développement d’une nation, vendredi 31 juillet 2026, à l’occasion de l’ouverture du Sêkêh Festival 2026 à la place Amadou Gon Coulibaly de Sassandra, dont il était l’autorité d’honneur.
Devant les populations, les élus, les cadres et les autorités administratives présentes, Dr Eugène Aka Aouélé a soutenu que la culture constitue un véritable moteur de transformation sociale, économique et territoriale.
Selon lui, le développement ne se limite pas à l’amélioration des conditions de vie, mais repose également sur la construction humaine, fondée sur la connaissance de l’histoire, la valorisation des identités et la capacité des communautés à imaginer leur avenir.
« Un territoire qui valorise son patrimoine culturel offre des espaces d’expression, d’apprentissage et d’innovation. Il favorise l’émergence des talents et stimule l’entrepreneuriat », a-t-il expliqué.
L’ancien ministre de la Santé a rappelé que la Côte d’Ivoire s’est bâtie dans la diversité de ses peuples, de ses traditions et de ses expressions culturelles. Pour lui, cette pluralité constitue une richesse essentielle de l’identité nationale, chaque région contribuant à l’édification du patrimoine commun par ses histoires, ses savoir-faire, ses pratiques et ses valeurs.
Abordant la question de la décentralisation, le président de l’ARDCI a indiqué qu’elle ne doit pas être perçue comme une simple répartition administrative des compétences publiques. Elle représente, selon lui, une opportunité pour permettre aux territoires de devenir de véritables acteurs de leur propre développement en s’appuyant sur leurs potentialités, leurs spécificités culturelles et les initiatives de leurs populations.
Dans cette dynamique, Dr Eugène Aka Aouélé a réaffirmé l’engagement de l’ARDCI à accompagner la mise en valeur des richesses culturelles des différentes régions ivoiriennes. Il a invité chaque territoire à promouvoir ses atouts et à porter des initiatives capables de renforcer l’ancrage culturel de la Côte d’Ivoire tout en favorisant son ouverture sur le monde.
Placée sous le thème « Les arts au service du développement durable et de la cohésion sociale : la symbolique du Sêkêh dans le Gbokle », cette édition du festival a été également l’occasion pour le président du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC) de saluer l’initiative du président du Conseil régional du Gbokle, Kébé Mahamadou.
Selon lui, le Sêkêh Festival dépasse le cadre d’une simple manifestation artistique. Il constitue un espace de rassemblement des générations, de promotion de la créativité culturelle et de valorisation de l’histoire et de l’identité du Gbokle auprès du public national et international.
Il a également souligné l’importance de préserver le patrimoine immatériel des peuples autochtones de la région, notamment les Godié, Kodia, Néyo et Bakwé, à travers la sauvegarde des traditions, des rites, des langues, des savoir-faire et des expressions artistiques.
La participation de la région du Bounkani comme invitée d’honneur a été présentée comme un symbole de brassage culturel et de rapprochement entre les territoires. Pour Dr Eugène Aka Aouélé, cette ouverture illustre la richesse de la diversité culturelle ivoirienne et la nécessité de faire de la culture un facteur d’unité nationale.
Répondant aux perceptions qui réduisent encore la culture à un simple domaine de loisirs, l’ancien ministre a insisté sur son importance dans les politiques de développement. « La culture touche à ce qu’une communauté possède de plus profond : sa manière de comprendre le monde, de transmettre ses valeurs et de créer des liens entre ses membres », a-t-il relevé.
Au terme de la cérémonie, Dr Eugène Aka Aouélé a été élevé au rang de fils de la région du Gbokle par les garants des us et coutumes, en reconnaissance de son engagement en faveur de la promotion culturelle et du développement territorial.
La cérémonie d’ouverture a enregistré la présence des représentants des ministres de la Fonction publique et de la Culture, des élus et cadres de la région du Bounkani, ainsi que des autorités administratives et coutumières de Sassandra et de Fresco. Elle a été ponctuée de prestations de danses, de chants et de concours culinaires mettant en lumière la diversité du patrimoine culturel ivoirien.
(AIP)
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