Abidjan, 28 oct 2026 (AIP)- Un atelier consacré à la validation du Plan d’aménagement et de gestion (PAG) 2026-2035 de la Réserve naturelle volontaire du corridor écologique de Taï (RNV-CET) s’est ouvert mercredi 28 octobre 2026 à Abidjan, en vue de renforcer la préservation de la biodiversité et la connectivité écologique entre le parc national de Taï et les forêts du Liberia.
Les travaux, prévus sur deux jours à l’hôtel Rose Blanche, à Cocody, se tiennent sous la présidence du directeur de cabinet du ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Parfait Kouadio.
À l’ouverture, le directeur général de l’Office ivoirien des parcs et réserves (OIPR), le conservateur général Tondossama Adama, a souligné l’importance de disposer d’un document de référence pour assurer une gestion durable de cet espace naturel.
« Le plan d’aménagement est un outil de référence qui définit de grandes orientations, mais en plus de grandes orientations, il définit de grandes activités à mener pour les 10 prochaines années », a-t-il déclaré.
Selon lui, le processus d’élaboration du document a duré près de six mois et a mobilisé plusieurs acteurs autour de diagnostics participatifs, d’ateliers de planification et de consultations.
L’objectif est de permettre aux participants de s’approprier le document, d’apporter leurs contributions et de parvenir à sa validation.
Présentant le contenu du PAG, le directeur régional de la zone Sud-Ouest de l’OIPR, Diarrassouba Abdoulaye, a exposé les principales caractéristiques écologiques de la réserve et les mesures envisagées pour préserver ses ressources naturelles.
Les données présentées au cours de l’atelier font état de 457 espèces floristiques, 16 espèces de mammifères, 124 espèces d’oiseaux et 23 espèces de poissons. Ce patrimoine biologique se trouve toutefois dans un paysage fortement transformé, où les cultures de rente occupent environ 69 % de la superficie, contre près de 10 % pour la forêt secondaire.
Le plan vise notamment à restaurer la connectivité écologique entre le parc national de Taï et les forêts du Liberia, tout en conciliant la conservation de la biodiversité avec les besoins des communautés locales.
La vision retenue pour la réserve est de la voir « protégée durablement et valorisée », afin qu’elle assure ses fonctions de connectivité écologique et fournisse des bénéfices socio-économiques aux communautés riveraines.
La mise en œuvre du PAG reposera sur un dispositif de gouvernance partagée associant le comité de gestion du corridor, l’OIPR et les associations villageoises de gestion communautaire. Ces structures contribueront notamment à la surveillance, au suivi écologique, à la sensibilisation des populations et à la prévention des conflits entre l’homme et la faune.
Les responsables ont également salué l’appui des partenaires techniques et financiers, notamment la coopération allemande (GIZ) et la Fondation pour les parcs et réserves de Côte d’Ivoire (FPRCI), dans le processus d’élaboration du document.
À l’issue de l’atelier, un compte rendu et une version finale consolidée du PAG sont attendus dans un délai maximal de 15 jours ouvrables. Les travaux prennent fin ce jeudi.
(AIP)
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